112 lycéennes de chibok toujours portées disparues au Nigeria

Kinshasa, 14 avril 2019 (ACP).- Cinq ans jour pour jour, 112 lycéennes de chibok sont toujours portées disparues au Nigeria, ont rapporté dimanche les médias internationaux.

Aisha Musa Maina, qui fouille régulièrement dans des vieux cartables de classe abîmé, pour chercher quelques souvenirs de sa fille Hauwa, une écolière de Chibok, note qu’ Il ne reste que de vieux papiers rongés par l’humidité et la poussière, son diplôme de passage au secondaire, et une petite photo d’identité, âgée à l‘époque de 12 ou 13 ans.

“Nous souffrons depuis l’enlèvement de Hauwa”, a confié sa mère. “L’enlèvement d’Hauwa nous a vraiment fait du mal, et c’est comme si on nous avait tous enlevés ensemble”, a-t-elle ajoutée. Le 14 avril 2014, des hommes armés ont pris d’assaut l’internat pour filles du lycée de Chibok, alors en pleine semaine d’examen du baccalauréat, obligeant 276 élèves, âgées de 12 à 17 ans, à grimper dans des camions avant de s’enfoncer en brousse.

57 otages réussiront à s‘échapper, en sautant des véhicules en marche et à rentrer chez elles. Le combat pour leur libération a ému le monde entier et est devenu un enjeu électoral pour Muhammadu Buhari, élu président un an plus tard sur la promesse de les rendre à leurs familles. Hauwa fait partie des 112 jeunes filles dont les familles et les autorités sont toujours sans nouvelles. Certaines ont-elles été tuées dans des bombardements de l’armée nigériane, comme l’a affirmé le groupe jihadiste.

Boko Haram s’est d’ailleurs renforcé ces douze derniers mois, après avoir été affaibli lors des premières années de la présidence de Buhari (réélu pour un second mandat en février). L’année dernière, à l’occasion du quatrième anniversaire de l’enlèvement de Chibok, l’Unicef rappelait aussi que plus de 1.000 enfants avaient été enlevés depuis 2013 par les jihadistes. ACP/Fng/Fmb/NIg

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