8 mars : plaidoyer d’Antonio Guterres  pour la  lutte contre les injustices et  la promotion des droits de tous

 Kinshasa, 08 Mars 2019 (ACP) -.Le secrétaire général des Nations Unies,  António Guterres, a  appelé vendredi, les acteurs du monde entier  à lutter contre les injustices  en vue de  promouvoir les droits et la dignité de toutes et de tous dans son message  à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme célébrée le 8 mars de  cette  année sous le thème:  «Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement».

Dans ce message, Il souligne que l’égalité des genres et les droits des femmes sont fondamentaux pour progresser sur la voie de la paix, de la sécurité, des droits de l’homme et du développement durable à l’échelle planétaire. Pour lui, « Nous ne pouvons rétablir la confiance dans les institutions, reconstruire la solidarité au niveau mondial et tirer parti des diverses perspectives qu’en luttant contre les injustices historiques et en promouvant les droits et la dignité de toutes et de tous », note  António Guterres, dans  son message.

Au cours des dernières décennies, de remarquables avancées ont été réalisées en matière de droits et de leadership des femmes. Mais ces progrès sont loin d’être complets ou systématiques, « et ils ont suscité une réaction hostile et inquiétante de la part d’un patriarcat solidement enraciné »,  fait remarquer  le Secrétaire général pour qui « l’égalité des genres est essentiellement une question de pouvoir. Nous vivons dans un monde dominé par les hommes où la culture l’est également. Ce n’est que lorsque nous nous fixons comme objectif commun les droits des femmes, un nouveau cap à prendre au profit de toutes et de tous, que nous commencerons à faire évoluer la situation».

Augmentation du nombre de femmes à des postes de décision

Le chef de l’ONU, qui  estime que  l’augmentation du nombre de femmes à des postes de décision est fondamentale, en a fait une priorité personnelle et urgente au sein des Nations Unies. « Nous avons assuré la parité entre les sexes parmi celles et ceux qui dirigent nos équipes dans le monde, et le nombre de femmes occupant des postes de responsabilité est le plus élevé jamais atteint dans l’Organisation », a dit António Guterres, précisant que les efforts dans cette direction seront poursuivis.

Il a fait observer qu’en 2019, les femmes se heurtent encore à des obstacles importants pour accéder au pouvoir et pour l’exercer. Selon la Banque mondiale, seuls six pays accordent aux femmes et aux hommes la même égalité de droits dans des domaines touchant à leur vie professionnelle. Et si les tendances actuelles se maintiennent, il faudra 170 ans pour combler l’écart économique entre les sexes.

Le chef de l’ONU  plaide  en faveur du   redoublement  d’efforts en vue de  protéger et promouvoir les droits, la dignité et le leadership des femmes. « Nous ne devons pas céder un pouce du terrain conquis depuis des décennies et nous devons appeler à un changement rapide, radical et en profondeur », a-t-il  souligné.

Reconstruction d’un   monde profitable  à tous

António Guterres, qui  aborde aussi dans son message la question des infrastructures, des systèmes et des cadres, en grande partie établis dans l’esprit d’une culture définie par les hommes,  soutient que  « Nous devons trouver des manières innovantes de réinventer et de reconstruire notre monde pour qu’il profite à toutes et à tous. Les femmes occupant des postes de décision dans des secteurs comme l’urbanisme, les transports et les services publics peuvent accroître l’accès d’autres femmes, prévenir le harcèlement à leur égard et les violences dont elles font l’objet, et améliorer la qualité de vie de chacune et de chacun ». Pour  le Secrétaire général de l’ONU, cet appel est valable   pour l’avenir numérique pour qui l’innovation et la technologie sont le reflet de celles et ceux qui sont à leur origine. ACP/Fng/Mpk/Awa

 

 

 

 

 

 

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