Centrafrique : la MINUSCA rassure le retour au calme à Bambari après des combats – Agence Congolaise de Presse (ACP)

Centrafrique : la MINUSCA rassure le retour au calme à Bambari après des combats

Kinshasa, 23 janvier 2019 (ACP).-  La Mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) a affirmé que la situation à Bambari serait sous contrôle après les combats qui l’ont mis face à un groupe armé, a rapporté mercredi la Rfi.  D’après cette mission onusienne, le bras de fer avait eu lieu au milieu de ce mois de janvier. Mercredi, les officiers supérieurs de la MINUSCA ont annoncé le retour au calme à Bambari, ville du centre de la RCA.

L’annonce a été faite par le général Seigle, chef d’Etat-major de la MINUSCA, lors d’une conférence de presse. «Aujourd’hui, nous contrôlons la situation à Bambari. Les boutiques ont commencé à rouvrir», a fait savoir le chef de la MINUSCA à Bambari, Bara Dieng. Le feu s‘était abattu sur la ville stratégique le 10 janvier dernier, lorsque le groupe armé Unité pour la paix en Centrafrique (UPC, un groupe armé issu de l’ex-rébellion musulmane Séléka) s’en était pris aux Casques bleus, quelque temps avant une cérémonie officielle à laquelle était convié le Président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

Vu le risque évident de sécurité pour le président, la cérémonie a immédiatement été annulée, sans aucune autre forme de procès. Selon les propos de Victor Bissekoin, préfet de la Ouaka (dont Bambari est le chef-lieu), les intentions des assaillants ce jour-là était très claires. «Les groupes armés avaient dit qu’ils empêcheraient la cérémonie, ils ont réussi», a fait savoir le préfet lors de la conférence de presse de ce mercredi.

L’ONU a souligné avoir amorcé une riposte dans le but de “chasser ou neutraliser tous les groupes armés à Bambari”. Suite à cette initiative de la Minusca, un déferlement de violence était observé dans tout Bambari. Des forces spéciales portugaises, qui constituent la crème de la MINUSCA, avaient même été déployées dans la ville pour venir à bout des membres de l’UPC, déterminés à atteindre leur objectif.

D’après un bilan de l’ONU, ces affrontements ont fait six morts et pas moins de trente blessés depuis le 10 janvier, ajoutant par l’occasion que d’importants membres du groupe armé font partie des blessés. C’est en 2017 que la MINUSCA chassait l’UPC de Bambari.

Une lueur d’espoir pointe tout de même le nez à l’horizon, avec des pourparlers de paix sensés débuté le jeudi prochain.

Ces discussions sous l‘égide de l’UA (Union africaine) mettront face à face le pouvoir de Bangui et les groupes armés et se tiendront à Khartoum, la capitale du Soudan.  ACP/Kayu/DNM/JGD/FMB