Assemblée nationale : Une motion incidentielle annule les motions de défiances contre deux ministres - Agence Congolaise de Presse (ACP)

Assemblée nationale : Une motion incidentielle annule les motions de défiances contre deux ministres

Kinshasa, 06 oct. 2017 (ACP).- Une motion incidentielle du député national Zacharie Bababaswe a annulé, vendredi au Palais du peuple, les motions de défiance introduites au bureau de l’Assemblée nationale contre deux membres du gouvernement, au cours d’une plénière présidée par Aubin Minaku, président de la Chambre basse du Parlement.

Il s’agit du vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et sécurité, Emmanuel Ramazani Shadary et du ministre d’Etat en charge de la Justice et garde des sceaux, Alexis Thambwe Mwamba.

Selon Zacharie Bababaswe, le vice-Premier ministre Shadary qui a milité pour le retour de la paix dans l’espace kasaïen est un acteur très capital dans ce processus qui a débouché sur la signature d’un accord de paix entre les protagonistes du conflit ‘‘ Kamwina Nsapu’’, lors du forum de Kananga, sous l’égide du Président de la République Joseph Kabila Kabange.

L’auteur de la motion incidentielle a soutenu que la déchéance d’Emmanuel Shadary à l’heure actuelle ne contribuerait pas au rétablissement de la cohabitation pacifique des peuples kasaïens, vue le rôle qu’il a joué dans la résolution de cette crise.

Concernant le ministre d’Etat Thambwe Mwamba, le député national Bababaswe a fait remarquer que sa responsabilité n’est pas engagée dans les différentes évasions des prisons et centres de détention de la RDC, étant donné que la garde et la sécurité de ceux-ci incombent au ministère qui a en sa charge la police nationale et les services de sécurité. La motion incidentielle a été acceptée à l’unanimité, à l’issue d’un vot,e après débat sur la question.

Rappelons que la motion de défiance contre le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et sécurité a été déposée à deux jours de la clôture de la session ordinaire de mars 2017, par le député national Fabien Mutomb. Ce qui n’a pas permis à l’Assemblée nationale de l’examiner au cours de ladite session.

Les signataires de cette motion ont reproché au chef de la territoriale, en sa qualité de garant des services de maintien de l’ordre public et de sécurité, l’usage disproportionné de la force lors de la crise du Kasaï, consécutif à la mort du chef Kamwina Nsapu à l’origine du déclenchement des hostilités dans cet espace.

Ils lui ont reproché également l’attaque, lors de la traque du député national Ne Mwanda Nsemi, chef du mouvement politico-militaire « Bundu dia Mayala », de ses résidences de Ngiri-Ngiri et Ngaliema à Kinshasa avec, comme effet d’entrainement, la privation de déserte en eau potable et en électricité qui a préjudicié les habitants de ces coins.

Quant à la motion contre le ministre d’Etat en charge de la Justice et garde des sceaux, déposée par le député national Muhindo Nzangi, quatre griefs étaient retenues à sa charge, notamment les évasions des prisons de Kinshasa et de l’intérieur du pays, le refus d’exécuter la loi sur l’amnistie et les mesures de décrispation politique contenues dans l’accord du 31 décembre 2016. ACP/Fng/Mat/Wet

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