La BM préconise les réformes économiques pour stimuler les investissements en Afrique

Kinshasa, 20 Avril 2017 (ACP).- La Banque mondiale recommande aux Etats africains de multiplier des réformes dans diverses filières économiques, en vue de stimuler les investissements et de s’attaquer à la pauvreté, comme solutions à la faible croissance économique caractérisant le continent, a indiqué cette institution lors de la présentation mercredi à Kinshasa, de la revue Africa’s Pulse.

Selon le document publié à cet effet, les Etats africains doivent dans l’urgence mettre en œuvre des réformes visant à améliorer les institutions qui promeuvent la croissance du secteur privé, développer les marchés financiers locaux, améliorer les infrastructures et renforcer la mobilisation des ressources intérieures.

Ils doivent aussi envisager ces réformes comme moyen d’augmenter la productivité des travailleurs africains et créer un environnement macro-économique stable, révèle la source suggérant à l’inverse que ces Etats évitent en même temps accroître leurs dettes à des niveaux insoutenables.

La BM estime que des emplois plus productifs et de meilleures qualités contribueront à lutter contre la pauvreté sur le continent. Elle estime également que la promotion des investissements publics et privés, devrait être priorisée principalement dans le volet infrastructurel, car, la région a enregistré un recul de la croissance  des investissements de près de 8 % en 2014 à 0.6 % en 2015.

Dans l’ensemble, la BM appelle à la mise en œuvre urgente des réformes visant à améliorer les institutions qui promeuvent la croissance du secteur privé, développer les marchés financiers locaux, améliorer les infrastructures et renforcer la mobilisation des ressources intérieures.

Réduction des prix de terrains et de services du cadastre en Afrique

L’économiste en chef de la Banque Mondiale pour l’Afrique, Albert Zenfack a, à même occasion préconisé, l’éradication de la spéculation des prix des terrains et de services du cadastre pour favoriser l’accès des populations pauvres d’Afrique à la terre.

Selon M. Zenfack, les études de son institution révèlent  que les pays africains sont en concurrence  avec les pays riches d’Europe dans la fixation, principalement des prix de terrains et des immeubles, sans  considérer les capacités financières  de populations locales.

Il a noté que les capacités financières des africains  sont différentes de celles des européens et  surtout  que les africains vendent  sur base  d’une grille tarifaire  non objective. En outre, il a proposé que ces Etats adoptent une politique visant l’amélioration de la fiscalité foncière  qui, en fixant une grille tarifaire abordable, permettra moins de pénalité sur l’impôt auprès des assujettis. Une politique fiscale efficace attirera les investissements et contribuera à la croissance économique, a-t-il indiqué. ACP/FNG/Kayu/JGD

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