La crise d’éclampsie cause le décès de plus de 80% de femmes durant l’accouchement - Agence Congolaise de Presse (ACP)

La crise d’éclampsie cause le décès de plus de 80% de femmes durant l’accouchement

Kinshasa, 12 fév.2018(ACP).- La crise d’éclampsie représente une grande cause de mortalité durant l’accouchement, car elle peut entraîner le décès de plus de 80% des femmes, a fait savoir lundi à Kinshasa, le Dr. Philipe Mubiala, gynécologue à l’Hôpital général de référence de Kinshasa, au cours d’une interview avec un journaliste de l’ACP.

 Selon le Dr. Mubiala, cette maladie maternelle  qui  survient au 3ème trimestre de la grossesse, rare mais grave, surgit habituellement avant l’accouchement  et peut causer la mort de la mère ou celle de l’enfant dans 6% des cas. Mais dans un quart de cas, elle peut arriver jusqu’à six semaines après l’accouchement (98% dans les 48  premières heures).

Cette pathologie, a-t-il poursuivi, est responsable d’un tiers de naissances prématurées. Elle se présente comme une crise d’épilepsie et elle est presque toujours précédée par une pré-éclampsie. Néanmoins un grand nombre d’éclampsie survient après une grossesse normale, sans facteurs de risque et sans symptômes de pré-éclampsie.

Bien que les causes de cette maladie soient encore moins connues, toutefois  elle peut survenir en raison d’une anomalie de formation des vaisseaux du placenta. Ces facteurs de risque sont, entre autres, le mauvais suivi obstétrical, une première grossesse, l’obésité, une primo-paternité ainsi qu’un âge inférieur à 20 ans ou supérieur à 35 ans, a indiqué le Dr. Mubiala.

Il a précisé que le meilleur  traitement de cette maladie est le repos et la prise régulière de traitement anti hypertenseur, étant donné qu’elle entraîne une hypertension artérielle ainsi qu’une apparition exagérée de protéines dans les urines.

La crise d’éclampsie est donc considérée comme une indication pour une césarienne en urgence. Dans des rares cas, le médecin peut effectuer des césariennes retardées de 48 heures, permettant la maturation des poumons du fœtus par un traitement à base de corticoïdes, a-t-il souligné.

3% des femmes enceintes développent une pré-éclampsie

ar ailleurs, le Dr. Mubiala a fait savoir que 3% des femmes  enceintes développent une pré-éclampsie dès la 20ème semaine d’aménorrhée. Cette pathologie survient souvent le plus lors de la première grossesse.

En cas de changement de partenaire, a-t-il ajouté, ce syndrome peut de nouveau se manifester car il s’agit d’un problème d’immunité de la mère aux antigènes du père. Les risques sont également augmentés chez les femmes âgées de plus de 35 ans ainsi que chez celles ayant eu recours à la procréation médicalement assistée, notamment, celles ayant bénéficiées d’un don d’ovocyte.

La pré-éclampsie est également plus fréquente chez les personnes obèses, atteintes d’un diabète, d’une maladie du sang comme le lupus ou en cas de grossesse multiple, a-t-il noté.

La durée de la cohabitation sexuelle entre deux partenaires diminue le risque de pré-éclampsie par adoption immunologique de la femme au sperme du père, a-t-il conclu. ACP/Fng/May

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