Des exploitations agricoles sont orientées vers l’autosubsistance alimentaire à cause du déclin du secteur – Agence Congolaise de Presse (ACP)

Des exploitations agricoles sont orientées vers l’autosubsistance alimentaire à cause du déclin du secteur

Kinshasa, 14 juin 2018 (ACP).- Une étude réalisée par Mme Aude Nakyala Ndolera, assistante à la faculté des sciences agronomiques, département zootechnie de l’Université Pédagogique Nationale (UPN) souligne que suite à un long déclin du secteur agricole qui s’est réduit de 60% entre 1960 et 2006 en RDC,  la majorité des exploitations  des petites tailles essentiellement se sont orientées vers l’autosubsistance alimentaire.

Mme Ndolera fait remarquer que les exploitations agricoles ne représentent plus que 10% du produit intérieur brut (PIB) actuellement, contre 40% en 1960. De ce fait, le pays reste tributaire  des importations des produits alimentaires.

L’auteur qui a publié cette étude dans la revue scientifique du Centre de recherches interdisciplinaires (C.R.I.D.U.P.N), intitulé : «effet du traitement photopériodique sur la rentabilité de l’élevage de caille commune» à Kinshasa, précise que les résultats issus de son enquête révèlent que 400.000 tonnes de céréales, 120.000 tonnes des poissons congelés et plus de 50.000 tonnes des poulets et abats congelés sont importées chaque année en R.D Congo.

Promotion de la production animale

Par ailleurs, Mme Ndolera plaide pour la promotion de la production animale, l’introduction des nouvelles techniques d’élevage accessible à une classe d’acteurs de développement dans le monde rural qui s’avère indispensable, ajoutant que le traitement photopériodique s’offre comme une alternative prometteuse en la matière. Elle précise que l’utilisation de la photopériodique dans le but d’induire l’activité sexuelle a permis de synchroniser les chaleurs des femelles des ovins en contre-saison et d’obtenir le taux de fertilité similaire à ceux obtenus.

En saison sexuelle, soutient-elle, cette technique simple en utilisation et peu exigeante, présente l’avantage d’induire la cyclicité des femelles en contre-saison et de réduire les variations saisonnières observées chez les béliers. «Depuis plusieurs années, de nombreux chercheurs ont clairement établi que l’activité sexuelle saisonnière des ovins est contrôlée essentiellement par les variations annuelles de la photopériode. Ainsi, chez les ovins, la photopériode serait le facteur le plus important permettant aux animaux de réguler le moment de la transition entre les périodes d’œstrus et d’ano strus, ce phénomène naturel de reproduction s’intègre également dans un processus de survie de d’adaptation à l’environnement», conclut Mme Ndolera.

ACP/FNG/NIG/KJI

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