La femme, première victime des catastrophes naturelles – Agence Congolaise de Presse (ACP)

La femme, première victime des catastrophes naturelles

(par Tanya YEME)

Kinshasa, 23 mars 2018 (ACP).- Le monde entier célèbre le 23 mars la journée météorologique mondiale et la date du 22 mars a été dédiée à la 26ēme journée internationale de l’eau. Le même mois est dédié à la femme.

Alors que le climat et l’eau sont vitaux pour le bien-être, la santé et la sécurité alimentaire de la population, ils peuvent également être destructeurs. De toute évidence, les conditions météorologiques à fort impact, telles que les cyclones tropicaux, les pluies diluviennes, les vagues de chaleur ainsi que les périodes de sécheresse ont emporté les vies et fait disparaître des moyens de subsistance.

A cette triste réalité, s’ajoute celle d’une certaine catégorie des personnes très affectées par ces catastrophes naturelles. Il s’agit notamment des femmes et des enfants. Le constat est que tous ces dégâts affectent directement la femme qui, pour la récolte de vivres se sent obligé de cultiver la terre, de se déplacer pour se procurer de l’eau potable. Elle est également la première victime à être contaminée  par des maladies saisonnières ou des épidémies saisonnières, étant donné qu’elle est toujours aux petits soins de ses enfants vulnérables à ce fléau.

Cette année en RDC, pour le mois de la femme, l’accent est mis sur la femme rurale. Cette dernière qui assure près de 80% de l’économie nationale, dans le secteur agricole. Comment est-ce qu’elle peut être épanouie si ses plantations ne sont plus convenables suite aux perturbations climatiques ?

Pour qu’il y soit résilience des communautés vulnérables ou des victimes du changement climatiques, il faut que cette couche sociale soit mise au courant des alertes et avis émis par les services météorologiques, climatiques et hydrologique nationaux. Ces alertes permettront à éviter ou à réduire les dégâts pour la protection des vies humaines, la protection des moyens de subsistance et pour le développement durable. Ceci avec la participation de la presse.

Pour cela, l’organisation météorologique mondiale a lancé, en collaboration avec les services météorologiques, hydrologiques et climatologiques nationaux, dont METELSAT, pour le compte de la RDC, une initiative visant à établir un système mondial et normalisé d’alertes multi-dangers. Et ceci avec le concours de la Banque mondiale, le projet « Hydromate climate services » sera mis au point pour pallier à cette situation.

Malgré cette implication de la Banque mondiale, les météorologues congolais lance un appel à la contrepartie des autorités pour améliorer leurs conditions de vie afin de bien assurer cette tâche qui les a été confiée, a fait savoir M. Amos Paluku, directeur technique de cette agence météorologique nationale.

Le développement et l’épanouissement de la femme, particulièrement la femme rurale sera l’œuvre de l’implication du gouvernement dans la problématique du changement climatique. ACP/Fng/Mat/Kgd

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