La RDC au  Forum sur la coopération Chine-Afrique (FOCAC) à Beijing - Agence Congolaise de Presse (ACP)

La RDC au  Forum sur la coopération Chine-Afrique (FOCAC) à Beijing

Kinshasa, 2 sept 2018 (ACP).- Le Premier ministre, Bruno Tshibala  Nzenzhe, a quitté Kinshasa le week-end pour Beijing, en Chine, où il a été précédé par le vice-Premier ministre,  ministre des Affaires étrangères et intégration régionale,  Léonard She Okitundu, à la tête d’une importante délégation,  au  Forum sur la coopération Chine-Afrique(FOCAC)  qui se tiendra du 3 au 4 septembre.

Placé sous le thème «  Vers une communauté encore plus forte avec un avenir partagé grâce à une coopération gagnant-gagnant », ce sommet est un événement diplomatique  qui se penche sur l’évaluation du niveau de la coopération entre les deux parties (Chine-Afrique) et réunit plus de 24 nations.

Pour le chef de la diplomatie congolaise, ce rendez-vous est d’une importance capitale par le fait qu’il engage des nouvelles discussions sur le développement de l’Afrique, avant de faire savoir que la RDC, consciente de l’énorme besoin financier qu’exige le Projet  Inga et sa capacité d’éclairer non seulement la RDC, mais l’ensemble de l’Afrique saisira cette occasion pour  solliciter le financement de ce projet.

Avec  cinq (5) milliards de dollars   pour la première action (au début), la Chine est passée à 60 milliards de dollars d’aide à l’Afrique avec comme objectif de booster le développement du continent africain.

Pour le vice-Premier ministre, Léonard She Okitundu,  l’Afrique doit s’inspirer de la Chine  et non de la copier, avant d’indiquer que l’Afrique doit être conséquente  et ne pas engager sa souveraineté, mais plutôt bien définir les contours d’éventuels contrats avec la Chine en vue de respecter l’aspect gagnant-gagnant.

Beijing organise  cette grande rencontre après le premier FORCAC tenu en 2006. La Chine est le gros investisseur  dans au moins 12 pays d’Afrique avec 31% d’investissement.

Les assises de Beijing, 3ème  sommet du Forum sur la coopération Chine-Afrique (FOCAC) 

Depuis sa création en 2000, le FCSA a connu six réunions ministérielles et  pour la troisième fois cette réunion est élevée au rang de sommet après le tout dernier tenu à Johannesburg, en Afrique du Sud, en 2015.

Selon un communiqué du Fonds mondial pour la nature (WWF), le portefeuille croissant de projets de développement ayant conduit à une croissance significative de l’investissement et du commerce entre la Chine et l’Afrique est un témoignage parmi tant d’autres de la bonne santé des relations entre la Chine et l’Afrique. Il est ainsi souhaitable de voir ces relations se renforcer et évoluer davantage dans la direction d’une coopération mutuellement bénéfique aux deux parties.

 L’évolution de l’économie mondiale avec la croissance des investissements et des échanges commerciaux qui ont amélioré de manière significative les conditions de vie de centaines de millions de personnes, le développement spectaculaire de la Chine étant à cet égard un témoignage éloquent, poursuit WWF qui rappelle, cependant, que les générations futures ont également le droit de jouir d’un environnement naturel sain.

Le WWF encourage la RDC à prendre une part plus efficiente à ce forum et bien évidemment, à tirer avantage des ressources exceptionnelles mises à la disposition de l’Afrique par la Chine en vue de réaliser de grands projets d’infrastructure. Le WWF se réjouit de la participation des représentants du Gouvernement congolais à l’atelier régional qu’il a organisé à Nairobi du 19 au 20 juin dernier, à l’intention des gouvernements africains en préparation au sommet de Beijing.

Cet atelier dont l’objectif principal était de sensibiliser et renforcer les capacités des officiels des gouvernements africains, ainsi que les membres de la Société civile, a abouti à la formulation de principales recommandations visant une prise en compte de la dimension du développement durable dans les négociations FCSA 2018, notamment ‘’la promotion des infrastructures vertes en améliorant la conception et la planification des infrastructures qui favorisent l’utilisation de critères sociaux et environnementaux, le renforcement de la législation et son application en vue d’empêcher le commerce de bois produit illégalement,  et le développement et le lancement de systèmes de traçabilité pour le commerce des ressources naturelles‘’.

Il  était aussi question de la reconnaissance de la criminalité liée aux espèces sauvages comme une question transversale avec de multiples implications, de la  coopération entre les gouvernements et le secteur privé sur l’accès aux énergies renouvelables, de la mise en place d’un mécanisme clair de financement et de suivi de la mise en œuvre avec des indicateurs de succès mesurables du Plan d’action 2018 et d’un engagement clair envers la durabilité environnementale et sociale et un mécanisme de suivi qui garantit un accord global pour les personnes et la nature’’ ACP/Ywm/Kgd

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