La résistance aux médicaments antipaludiques est faible et ne représente pas encore une menace - Agence Congolaise de Presse (ACP)

La résistance aux médicaments antipaludiques est faible et ne représente pas encore une menace

Kinshasa, 09 janvier 2019 (ACP).- La menace immédiate de la résistance aux médicaments antipaludiques est faible et les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine demeurent efficaces dans toutes les zones d’endémie palustre, indique l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans une note d’information parvenue samedi à l’ACP.

L’OMS prend très au sérieux toute résistance à des outils considérés comme efficaces en matière de lutte contre les maladies et collabore avec l’ensemble des pays d’endémie palustre pour suivre l’efficacité des médicaments antipaludiques à base d’artémisinine.

Le rapport mondial 2017 sur le paludisme fournit une analyse globale de la situation pour mettre en évidence, par Région de l’OMS, l’efficacité des médicaments antipaludiques. La résistance aux insecticides est plus répandue, en particulier la résistance aux pyréthrinoïdes, lesquels sont utilisés dans les moustiquaires et pour la pulvérisation d’insecticides à effet rémanent à l’intérieur des habitations.

Une évaluation multi pays de grande envergure et coordonnée par l’OMS entre 2011 et 2016 a montré que les insecticides continuent d’être un outil efficace de prévention du paludisme, y compris dans les zones où les moustiques ont développé une résistance aux pyréthrinoïdes. En outre, il n’existe pas de corrélation évidente entre la résistance aux insecticides et les tendances constatées en matière de charge palustre.

Il a été constaté que certains pays où l’on observait une résistance aux pyréthrinoïdes ont connu une réduction de la charge de morbidité, tandis que d’autres pays où le niveau de résistance était moins élevé ont montré une augmentation de la charge de morbidité. L’OMS et ses partenaires ont besoin de davantage de données sur les conséquences de la résistance aux insecticides pour la santé publique et d’investissements supplémentaires dans ce domaine.

 Plusieurs pays progressent vers l’élimination du paludisme

L’OMS fait remarquer que davantage de pays progressent vers l’élimination du paludisme. En 2016, 44 pays ont notifié moins de 106.000 cas de paludisme, contre seulement 37 pays en 2010. Pour la deuxième année consécutive, la Région européenne de l’OMS demeure exempte de paludisme.

On constate que les taux de couverture en matière d’accès aux outils de prévention du paludisme, tels que les moustiquaires imprégnées d’insecticide, ont augmenté dans la plupart des Régions de l’OMS en 2016 par rapport à 2010. Un autre élément positif est que le dépistage de cas présumés de paludisme dans le secteur de la santé publique a considérablement augmenté dans la plupart des Régions depuis 2010. La plus forte hausse a été enregistrée dans la Région africaine de l’OMS (Afrique subsaharienne), où les tests diagnostiques ont augmenté, passant de 36 % en 2010 à 87 % en 2016. Toutefois, dans l’ensemble des interventions de lutte antipaludique, les résultats sont nettement inférieurs aux cibles en matière d’accès universel.

L’OMS fait aussi remarquer que moins de la moitié des ménages des pays d’Afrique subsaharienne disposent d’une quantité suffisante de moustiquaires, et seulement environ un tiers des enfants de la Région africaine présentant de la fièvre sont amenés auprès d’un prestataire médical dans le secteur de la santé publique. ACP/FNG/DNM/Wet/Kji

Recommended For You

About the Author: La redaction

ACPnews

GRATUIT
VOIR