L’invalidation des passeports semi biométriques doit transcender les clivages politiques, selon She Okitundu - Agence Congolaise de Presse (ACP)

L’invalidation des passeports semi biométriques doit transcender les clivages politiques, selon She Okitundu

Kinshasa, 06 oct. 2017 (ACP).- Le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et intégration régionale, Léonard She Okitundu, a déclaré, vendredi au Palais du peuple, que la question de l’invalidation des passeports semi biométriques doit transcender les clivages politiques, au cours d’une séance plénière à l’Assemblée nationale, dirigée par son président, Aubin Minaku.

Le vice-Premier ministre She Okitundu qui répliquait aux préoccupations soulevées par les députés nationaux, lundi dernier, lors de la plénière consacrée à l’examen de la question orale avec débat lui adressée par le député national Juvénal Munubo Mubi, a indiqué que la mesure gouvernementale ne visait que l’uniformisation et la sécurisation du passeport détenu par des congolais en vue de les permettre d’accéder à d’autres pays sans tracasseries liées à la fiabilité de ce document.

« Le gouvernement a le devoir d’aider ses citoyens à détenir un passeport sain et fiable et qui ne souffrirait d’aucun doute à sa présentation en dehors des frontières nationales », a-t-il dit, invitant la population en général, et la diaspora congolaise, en particulier, à faire confiance aux actions entreprises par le gouvernement qui visent le bien être des congolais.

Mesure qui ne viole pas la Constitution et la Charte africaine des droits de l’homme

Par ailleurs, Léonard She Okitundu a affirmé que la mesure d’invalidation du passeport semi-biométrique en RDC ne viole aucune disposition constitutionnelle ni la Charte africaine des droits de l’homme, dans la mesure où elle répond aux exigences de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) visant l’uniformisation et la sécurisation des passeports des pays membres contre la fraude et la falsification, en vue de lutter contre la mobilité des terroristes dans le monde.

Selon lui, le passeport semi-biométrique, bien que lisible à la machine,  est facilement falsifiable et ne présente plus de garantie essentielle pour avoir atteint un degré élevé d’obsolescence.

Le chef de la diplomatie congolaise a rassuré les détenteurs de passeport semi-biométriques disposant d’un visa en cours de validité que celui-ci sera rattaché au nouveau passeport (biométrique) avec une indication consulaire pour leur permettre d’user de leurs droits jusqu’à l’expiration du visa. « Un arrêté interministériel sera signé en vue d’accompagner cette mesure », a-t-il promis.

L’auteur de la question orale non satisfait

Dans sa conclusion, l’auteur de la question orale avec débat, le député national Juvénal Munubo Mubi, s’est dit non satisfait de la réponse du vice-Premier ministre She Okitundu.

Selon l’élu du peuple, le ministre aurait dû attendre l’expiration de l’ancien passeport avant d’exiger le port du nouveau, indiquant que ce changement brutal coute des frais supplémentaires à ceux de qui ce document est encore en cours de validité.

Il a recommandé la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire en vue d’éclairer la lanterne sur la perception des frais d’acquisition de passeport et la remise au ministère de l’Intérieur de la délivrance de ce document.

En fin de compte, Juvénal Munubo a annoncé l’initiation, dans les prochaines heures, d’une motion de défiance à l’encontre du vice-Premier ministre She Okitundu.ACP/Fng/Mat/Wet

 

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