Le ministre d’Etat  Matuku esquisse la problématique de la mission de l’Inspection générale du Travail

Kinshasa, 19 Avril 2017 (ACP).- Le ministre d’Etat sortant au Travail, Emploi et Prévoyance sociale, Lambert Matuku rappelle que l’Inspection  générale du Travail (IGT)  est vue à ce jour comme un organe participant de l’autorité publique, destiné à garantir le développement harmonieux des relations sociales, alors qu’elle était jadis considérée comme l’indispensable « gendarme» chargé de garantir la pérennité des premières conquêtes sociales acquises à la fin du siècle dernier.

Le ministre l’a fait savoir dans son allocution à l’ouverture de l’atelier de validation du guide méthodologique de l’IGT, mercredi au Cepas, dans la commune de la Gombe. Il a indiqué que les inspecteurs du travail doivent être considérés comme de véritables agents de la paix sociale, une mission complexe qui recouvre multiples activités en des domaines divers.

Aussi, en leur qualité de participants de l’autorité publique, ils ont le pouvoir de pénétrer sur des lieux de travail, d’y effectuer des contrôles, de relever et sanctionner des infractions.

S’agissant du maintient de la paix sociale, le ministre a exhorté les inspecteurs à exercer leurs multiples fonctions sur une double préoccupation, à savoir faire respecter par les intéressés les conditions légales de travail en vigueur, d’une part et de l’autre, travailler pour l’amélioration de ces conditions, en agissant auprès des autorités compétentes, tant sur le plan juridique et que social.

Opportunité d’opérer des réformes

Le ministre  a saisi l’occasion pour  rappeler l’opportunité d’opérer des réformes pour faire face aux exigences de la réalité sur  le terrain. Au nombre desdites exigences, il a épinglé notamment l’évolution des métiers, l’augmentation de nouveaux types d’emplois et de la production, la naissance de nouveaux risques, l’émergence de nouvelles formes de relation de travail, les contraintes environnementales et  la nécessité de protéger l’économie nationale.

C’est pour relever le défi lié à ces exigences  que cet atelier de 3 jours devra produire des recommandations par la validation du guide méthodologique de l’Inspection du Travail, un document destiné à baliser le travail de l’Inspecteur.

La directrice Pays du Bureau international du travail(BIT) en RDC, Aminata Maïga a réaffirmé l’appui de son institution aux actions tendant à améliorer la qualité des actions de la sécurité sociale au pays.

Elle a en outre relevé quelques statistiques ci-après : le monde enregistre 270 millions d’accidents de travail  par an et 5000 personnes meurent des suites des maladies liées au travail  par jour au monde.

Mme Aminata s’est dit ravie de la reconnaissance du ministre à l’endroit du BIT pour tout ce qu’il fait. Pour sa part,  l’Inspecteur général du Travail, Jean Paul Manwana a promis de prendre à bras le corps les recommandations issues de cet atelier organisé grâce à l’appui matériel du BIT, à travers le Centre régional africain d’administration du travail(CRADAT).ACP/FNG/ZNG/Wet

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