Nord-Kivu : mise sur pied d’une commission chargée de réglementer la pêche sur les lacs Albert et Edouard - Agence Congolaise de Presse (ACP)

Nord-Kivu : mise sur pied d’une commission chargée de réglementer la pêche sur les lacs Albert et Edouard

Goma, 14 Nov. 2017 (ACP).- MM. Christophe Ndibeshe et Balthazar Kanyamanza, ministres provinciaux en charge respectivement  de l’Agriculture et de l’Environnement au Nord-Kivu, ont conféré  mardi avec une délégation du Projet de pêche intégrée dans les lacs Albert et Edouard et  de Gestion des ressources hydrauliques, « Lakes Edward and Albert Integrated Fisheries and Water Resources Management » (Leaf), au sujet de la gestion commune des ressources halieutiques de ces deux lacs.

Selon Mme Laura Sastorse, membre de cette délégation, l’heure est dans un premier temps à l’analyse de la situation sur terrain en vue d’identifier toutes les parties prenantes, dans les perspectives d’instaurer une gestion harmonieuse de la pêche, de l’élevage, des questions environnementales, du plan ainsi que du développement rural sur cet espace dont la RDC, l’Ouganda et le Rwanda ont les eaux en partage.

Masirika Matungulu, responsable régional du projet Leaf en RDC, projette effectuer des descentes dans les perspectives de recueillir, sur terrain, les avis et considérations des populations les plus touchées par la gestion des ressources halieutiques. Cela passe par l’écoute, l’identification des intérêts des uns et des autres la finalité étant l’amélioration de la vie des habitants à travers leurs différents secteurs vitaux à savoir la pêche, l’élevage voir l’énergie au sein de la sous-région.

Le projet Leaf est inscrit dans le cadre de l’initiative du Bassin du Nil (IBN), lancée en 1999, avec comme un outil de mise en commun des informations scientifiques entre les dix Etats riverains du plus long fleuve de la planète, le Nil. Elle réunit aujourd’hui les gouvernements de ces pays «en vue d’assurer le développement socio-économique par l’utilisation équitable et bénéfique des ressources hydriques communes du bassin du Nil».

Elle a déjà bénéficié de 140 millions de dollars d’aides provenant des pays donateurs et de la Banque Mondiale pour l’étude d’une vingtaine de projets conçus dans le respect de la règle selon laquelle ils (les projets) doivent intéresser au moins deux Etats et ne porter préjudice à aucun autre Etat du bassin. ACP/Mat/JGD

 

 

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