Où est passée l’opposition ? - Agence Congolaise de Presse (ACP)

Où est passée l’opposition ?

C’est en vain que l’on cherche à savoir, à moins de deux mois de l’organisation des élections du dimanche 23 décembre 2018, par où est passée l’opposition congolaise. Alors que le camp de la majorité au pouvoir multiplie des activités de terrain et dans les médias, les leaders de l’opposition semblent devenus subitement aphones et invisibles, hormis quelques apparitions furtives dans les réseaux sociaux pour certains. Tout se passe comme si l’opposition n’était pas prête pour les scrutins du 23 décembre prochain.

Et comme pour le confirmer, un député national et haut cadre dans un regroupement de l’opposition a appelé lundi 05 novembre à une rallonge de deux à trois mois des élections afin, selon lui,  de permettre à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) d’organiser des élections crédibles et inclusives !

Un plaidoyer pour le moins insolite. D’abord parce que ce plaidoyer vient d’un membre d’une opposition qui n’a de cesse de contester systématiquement le travail brillamment effectué par cette institution d’appui à la démocratie et de réclamer sa reconfiguration. Ensuite parce que la CENI pour laquelle cet opposant réclame une rallonge se dit elle-même prête à organiser les élections à la date prévue du dimanche 23 décembre 2018.

La démonstration faite le lundi 29 octobre de sa capacité à se projeter sur le terrain par air, par les eaux et au sol n’en est qu’une preuve supplémentaire. Ce n’est donc pas la CENI qui aurait besoin d’une rallonge mais probablement une opposition congolaise qui, aux dernières nouvelles, se retrouve une fois de plus comme d’habitude à l’étranger, plus exactement à Genève en Suisse toujours à la recherche de son introuvable candidat commun. Une opposition qui, du reste, n’arrive plus aujourd’hui à parler d’une même voix sur des questions autour desquelles on pouvait croire qu’elle était soudée.

On a ainsi entendu certains de ses membres annoncer leur participation aux prochains scrutins avec ou sans la machine à voter. D’autres continuent à rejeter avec véhémence cet outil innovant qui permet de gagner du temps et de réduire sensiblement les coûts des élections, du reste entièrement prises en charge par le gouvernement. Cette cacophonie ne présage rien de bon pour elle lors des prochaines élections,  estiment la plupart des analystes.

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