Ouverture du procès des membres du mouvement terroriste Kamwina Nsapu/branche de Kinshasa - Agence Congolaise de Presse (ACP)

Ouverture du procès des membres du mouvement terroriste Kamwina Nsapu/branche de Kinshasa

Kinshasa, 24 Nov. 2017 (ACP).- Le tribunal militaire de la garnison de Kinshasa/Gombe, siégeant en matière répressive au premier degré, a ouvert vendredi le procès des membres du mouvement terroriste Kamwina Nsapu/branche de Kinshasa accusés de terrorisme, participation à un mouvement insurrectionnel, association de malfaiteurs, meurtres, coups et blessures volontaires aggravés, évasion de détenus et détention illégale d’armes de guerre.

A l’appel de la cause, le tribunal a procédé à l’identification, tour à tour, de trente-six (36) prévenus dont trois femmes et à la vérification de sa saisine en vue de savoir si les intéressés ont été atteints par la citation à prévenu ayant fixé la date de l’audience et apposé leurs signatures sur la décision de renvoi constituant l’acte qui permet à l’auditorat de saisir le tribunal militaire.

Les faits mis à charge des prévenus

Aux termes de la décision de renvoi, les 36 prévenus sont accusés notamment davoir, en relation avec une entreprise individuelle et collective comme auteurs, co-auteurs ou complices, selon l’un de mode de participation criminelle, troublé l’ordre public en portant volontairement atteinte à des personnes et aux biens.

Ils sont, par ailleurs, accusés d’avoir attaqué, dans la nuit du 09 au 10 juin 2017, le commissariat urbain de la police de Mont Amba et le Parquet de grande instance de Matete, en brûlant onze véhicules et deux motos et ce, dans le but de mettre à feu et à sang la ville de Kinshasa. Ils sont également poursuivis pour avoir, en date du 17 mai 2017, attaqué la prison centrale de Makala, entrainant l’évasion des détenus et la mort de trois agents de l’administration pénitentiaire, et incendié des dossiers pénitentiaires,  plusieurs véhicules et d’autres biens.

Il est aussi mis à la charge des prévenus, sans préjudice de date mais au mois de juillet 2017, l’attaque du commissariat de police de la Funa et du parquet de grande instance de Kalamu.

Auparavant, le tribunal avait, en vertu de l’article 64 alinéa 1 du code de justice militaire, requis Jonas Mukendi comme interprète pour la traduction de la déposition des prévenus de langue Tshiluba. Sur ce point, la défense est intervenue pour demander au tribunal de renvoyer la cause au motif que la réquisition de l’interprète ne se décrète pas séance tenante, mais se fait par un jugement avant dire droit.

Le ministère public, pour sa part, a invité le tribunal à faire droit à la demande de la défense, d’autant plus qu’au niveau du parquet, la traduction du Tshiluba en français n’a pas posé de problème, du fait que l’organe de la loi a la maitrise de cette langue.

La prochaine audience a été renvoyée à la quinzaine et le lieu sera communiqué aux parties par voie d’exploit. ACP/Fng/Mat/May

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