La place du genre dans la gouvernance forestière au centre d’un atelier à Kinshasa - Agence Congolaise de Presse (ACP)

La place du genre dans la gouvernance forestière au centre d’un atelier à Kinshasa

Kinshasa, 11 Sept. 2017 (ACP).- Un atelier sur la prise en compte du genre dans les processus de gouvernance forestière  relatifs à  l’Accord du partenariat volontaire pour la réglementation pour l’application des règlementations forestières, gouvernance et échange commerciaux (APV-FLEGT) et à  la réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts  (REDD+) se tient depuis lundi à Kinshasa.

Le Coordonnateur de l’Observatoire de la Gouvernance Forestière (OGF), Essylot Lubala,  a indiqué que les travaux de cet atelier s’inscrivent dans le cadre du « Projet voix des citoyens pour le changement : observation forestière dans le Bassin du Congo (CV4C)» avec l’appui du Center for international Developpement and Training (CIDT) de l’Université de Wolverhampton, basé au Royaume uni et de l’Union Européenne.

Il a souligné que ce projet consiste à renforcer la contribution des acteurs non étatiques, des organisations de la société civile, des communautés locales et des peuples autochtones à l’amélioration de la gouvernance forestière. Les résultats attendus de ce projet, a-t-il ajouté, concernent entre autres  l’augmentation de la capacité organisationnelle des acteurs non étatiques à entreprendre le suivi de  ce processus et des garanties de la  REDD+.

M. Lubala a rappelé que son organisation est chargée de la mise en œuvre des activités de ce projet qui a démarré en RDC en avril dernier. Le projet CV4C est coordonné par le CIDT pour une durée de 4 ans allant de 2017 à 2020 et couvre la sous- région de l’Afrique centrale (Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, Gabon et RDC). La matérialisation des assises de Kinshasa est le résultat d’un audit sur les questions relatives au genre prévu dans le cadre de ce projet ayant intégré cette dimension, à l’issue du diagnostic fait auparavant, à travers les organisations partenaires de la société civile.

La consultante nationale, Igerha Bampa, a indiqué que cet atelier vise à promouvoir la participation des femmes à la mise en œuvre des accords nationaux et internationaux tels que les APV-FLEGT et la REDD+ et à s’attaquer aux attitudes sous-jacentes sociales et culturelles, empêchant la participation des femmes dans un secteur généralement perçu comme masculin.

Selon cette experte, la prise en compte du genre est essentielle quant à l’évaluation de l’impact des APV et des autres mécanismes de gouvernances forestières ainsi qu’à la compréhension de l’incidence liée aux droits d’accès aux ressources forestières et à la réforme sur la définition de la légalité et de l’illégalité.

La consultante internationale, Mary Nyuyinwi, s’est appesantie sur les implications des questions relatives au genre dans les processus des APV-FLEGT et de la REDD+, en  entretenant les participants sur la manière dont les femmes en tant que groupes organisés peuvent influencer ces processus.  ACP/FNG/Kayu/JGD

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