Plus de 3.000 plaintes de violences sexuelles enregistrées dans les juridictions congolaises en 2016 contre 2.414 en 2015 - Agence Congolaise de Presse (ACP)

Plus de 3.000 plaintes de violences sexuelles enregistrées dans les juridictions congolaises en 2016 contre 2.414 en 2015

Kinshasa, 15 Mars 2017 (ACP).- Plus de 3.000 plaintes des violences sexuelles (VS) ont été enregistrées dans les juridictions civiles et militaires congolaises  en 2016, contre 2.414 plaintes en 2015 soit une augmentation de 596, indique un document du Bureau du Représentant personnel (BRP) du chef de l’Etat dont une copie est parvenue mercredi à l’ACP.

La source justifie cette augmentation par une forte implication de la justice militaire dans le traitement des affaires de viol.

Ces statistiques démontrent les avancées et les défis de la RDC en matière de lutte contre les violences sexuelles et relèvent qu’entre septembre et décembre 2015 le BRP avait déjà initié, en partenariat avec les ministères de la Défense et de la Justice, les premières tournées de monitoring judiciaire dans les grandes juridictions civiles et militaires du pays, afin de disposer des données  judiciaires sur les plaintes des victimes de viol.

Cas des juridictions militaires : 496 plaintes et 225 condamnations

Quatre cent nonante six (496) plaintes pour viol ont été enregistrées et 225 condamnations prononcées en 2016 contre 195 plaintes et 74 décisions de condamnation  en 2015 dans les 49 juridictions militaires que compte la RDC (une Haute Cour militaire, 13 cours militaires et 35 tribunaux militaires de garnison).

Cette progression, souligne le rapport, s’explique par le simple fait que la justice militaire a fourni des détails de toutes les juridictions », fait remarquer Me Yvette Ali, qui a fait partie des équipes de monitoring.

En effet, des équipes de monitoring mises en place par le BRP pour obtenir des données détaillées de toutes les juridictions de la RDC en matière de violences sexuelles ont sillonné trois provinces (ex-Katanga, Nord-Kivu, ex-Bandundu), entre novembre et décembre 2016, indique la source.

Elles ont consulté les registres des greffes pénaux de différentes juridictions civiles et militaires, afin de garantir la fiabilité des données. Ces registres « ont fourni des informations exactes et vérifiables sur le déroulement des affaires, depuis l’enrôlement jusqu’à la décision du Tribunal ou de la Cour », indique le rapport de l’équipe de « veille judiciaire » du BRP.

Dans les autres provinces du pays, le BRP a travaillé avec les magistrats des parquets désignés par le Parquet Général de la République pour superviser cette activité de collecte des données. La Haute Cour militaire et la Cour Suprême de Justice ont été associées à cette démarche, conclut le rapport. ACP/Zng/JGD

 

 

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