La province de Mai-Ndombe est essentiellement à vocation agricole, selon le PNUD – Agence Congolaise de Presse (ACP)

La province de Mai-Ndombe est essentiellement à vocation agricole, selon le PNUD

Kinshasa, 15 mai 2018(ACP).-La province du Maï-Ndombe est essentiellement à vocation agro-pastorale et dispose de plusieurs exploitations de type familial, disséminées à travers la province,  indique le programme de Nations Unies pour le développement dans une  récente publication «  Atlas des énergies renouvelables en RDC »

Selon la source, l’agriculture occupe la première place du PIB provincial mais elle est restée peu développée et réduite à une activité de subsistance. Cette publication souligne que les principaux produits agricoles vivriers  de cette province sont le manioc, le maïs, l’arachide, la courge, le riz, le haricot et le niébé, la banane plantain, les légumes et les fruits.

Les cultures industrielles (café, huile de palme, hévéa, caoutchouc) de la province sont pratiquement abandonnées à la suite des pillages et des coûts de transport élevés. L’huile de palme est actuellement produite de manière artisanale, note également la source.

Quant au potentiel halieutique, le PNUD a fait savoir que la pêche artisanale est aussi pratiquée le long du fleuve Congo et dans les diverses rivières Kwa, Kwilu, Kasaï, Mfimi ainsi que dans leurs affluents dotés d’un potentiel halieutique important.

Pour ce qui est de l’exploitation minière la même source indique qu’elle est majoritairement réalisée de manière artisanale. Cette branche d’activité nécessite des prospections et des études pour une exploitation plus efficace.

Les données de la production minière sont moins fiables à cause d’un mauvais captage de l’exploitation artisanale et le manque de maîtrise des effectifs des exploitants artisanaux par la Division des mines.

Le secteur secondaire est presque inexistant avec la fermeture de grandes exploitations et des industries agro-industrielles dans la province vers les  années 1980, précise le PNUD, avant de noter qu’il ya lieu d’espérer que l’actuelle politique de village agricole envisagée par le gouvernement encouragera aussi l’implantation des usines de transformations des produits de la terre.

L’énergie de la province

Parlant de la situation énergétique, le PNUD relève que la province du Maï-Ndombe utilise les combustibles ligneux (bois, charbon de bois et les déchets végétaux), les produits pétroliers et l’énergie électrique.

La source note que la province  est pratiquement non électrifiée et ne dispose d’aucune microcentrale hydroélectrique, avant de préciser que l’unique centrale thermique (176 kW) de la SNEL installée à Inongo est à l’arrêt.

Les particuliers, notamment les missionnaires et autres recourent aux groupes électrogènes pour produire de l’électricité de fortune, fait savoir la source.

 Les besoins en énergie électrique du secteur résidentiel de la province s’élèvent à 91,26

MW et que  la demande en énergie électrique de la ville d’Inongo est de 3 MW contre 29 MW pour la cité de Kutu qui est plus peuplée.

La puissance totale installée des infrastructures énergétiques est de 3,37 MW dont 1,58 MW sont disponibles et que  le gap est de 89,68 MW. Cette situation démontre qu’il y a une énorme disparité entre la puissance disponible et les besoins en énergie électrique de base, note également la source.

Des pistes de solution

Pour résoudre les problèmes énergétiques de la province, la publication indique qu’il faudrait envisager la construction des infrastructures hydroélectriques (pico, micro, mini et centrales) ;  la promotion et la vulgarisation des fours et foyers améliorés ainsi que le renforcement des capacités des artisans du secteur de la biomasse, en vue d’améliorer l’efficacité énergétique inhérente à la consommation des combustibles ligneux. La promotion et la vulgarisation des installations solaires, en vue de conférer l’indépendance énergétique aux agglomérations isolées et d’accroître le mix énergétique est aussi envisagée.

La situation hydrographique de la province

L’hydrographie du Maï-Ndombe présente une faible dénivellation en dépit des rivières et cours d’eau à grand débit.

Le PNUD a identifié 4 sites qui peuvent produire  2,80 MW  et 18 autres non évalués.

Pour le PNUD, la province a intérêt d’évaluer les sites déjà identifiés et de localiser de nouveaux sites afin d’améliorer son potentiel hydroélectrique.

Quant à l’énergie solaire, la source fait savoir que son  potentiel  est dû à un ensoleillement qui oscille autour d’une moyenne de 5,27 kWh/m2/jour sur toute l’étendue de la province, et que  l’ensoleillement étant élevé, il y a lieu de promouvoir les infrastructures photovoltaïques en vue d’électrifier des centres dépourvus de sites hydroélectriques et accroître le mix énergétique de la province.

Par contre, le potentiel éolien moyen de la province, étant de 1,84 m/s à 10 m du sol, il n’est pas exploitable, car il est en deçà de la valeur de démarrage des aérogénateurs qui est de 5 m/s, a fait observer le PNUD, avant de souligner que la province n’est donc pas ventée.ACP/Mat/Nmj

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