Les recettes publiques de la RDC ont baissé à moins de 11% du PIB en 2016, selon la Banque mondiale - Agence Congolaise de Presse (ACP)

Les recettes publiques de la RDC ont baissé à moins de 11% du PIB en 2016, selon la Banque mondiale

Kinshasa, 22 Nov. 2017 (ACP).- La RDC fait face à des défis aussi bien immédiats que structurels qui soulignent la nécessité d’engager le pays sur la voie du développement durable, indique les experts de la Banque mondiale dans une enquête publiée mardi dont l’ACP s’est procurée une copie.

Selon cette source, les  recettes publiques  de la RDC ont baissé à moins de 11% du PIB en 2016, contre  plus de 13,5 % en 2015.  Les réserves internationales se sont chiffrées à 845  millions de dollars américains en décembre 2016 contre 1,4 milliards fin 2015, indique le récent rapport de la Banque mondiale sur : l’intégration  des scénarios de la revue de la gestion des dépenses publiques et de la responsabilisation financières dans un modèle d’équilibre général calculable.

Selon cette étude, la monnaie nationale s’est dépréciée de 29 % et l’inflation a atteint 5,7 en moyenne contre 1,3 pour centen2015. Ce choc  arrive sur fond de faiblesse des indicateurs sociaux et de développement humain avec notamment une espérance de vie faible de 58 ans, une pauvreté élevée et touchant 64% de la population et un taux d’informalité élevé  de 95 % de la main-d’œuvre, ajoute le document.

L’étude indique que l’approche de la manne des ressources naturelles doit dépasser l’alternative entre captation par les investisseurs  ou par une dépense publique courant.

A cet effet,  il est important que cette manne soit d’abord captée en plus grande partie par les congolais, l’Etat et les populations. Il est indispensable, renchérit le document que cette manne serve à l’accumulation du capital physique et du capital humain nécessaire pour le développement durable de la RDC et la diversification de son économie.

Pour le capital physique, la Banque mondiale va cibler les secteurs des transports routiers, de l’eau et de l’électricité qui sont couverts par la  Revue des dépenses publiques et de la responsabilité financière  (RDPF 2015-2016) et pour lesquels des  scénarios de dépenses sont prévus. Pour le capital humain, la BM va cibler l’éducation et la santé pour lesquelles des scénarios de dépenses ont été initiées, ajoute la source.

L’augmentation des recettes est  obtenue à travers les ressources domestiques

L’enquête de la Banque mondiale souligne que l’augmentation des recettes est essentiellement obtenue à travers les ressources domestiques, notamment un transfert d’une grande partie de la rente du secteur extractif vers le trésor.

Les experts de cette institution de Bretton Woods soutiennent que l’intégration des résultats de l’analyse budgétaire et sectorielle dans un cadre économique permet d’obtenir une large vision macroéconomique pour l’avenir de la RDC.

Pour eux un modèle d’équilibre général calculable (EGC), MAMS (Maquette  pour la simulation des OMD) est appliqué pour explorer les effets d’une expansion majeure dans la dépense publique financée par une augmentation au niveau des normes internationales de la part des rentes minières capturées par le gouvernement.

Car, ajoute le document, l’horizon temporel est l’année 2030, qui coïncide à la fois avec le calendrier que le gouvernement de la RDC s’est fixé pour atteindre l’émergence, et avec la date butoir pour atteindre des objectifs de développement durable (ODD). ACP/Fng/BSG/JGD

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