Renforcement des capacités des bénéficiaires du Projet Equateur Zamba Malamu

(Reportage de Constance Tekitila Mafuta)

Buya1/Equateur, 15/08 (ACP).-  Le consultant agricole au Projet pilote REDD+ Equateur dit Zamba malamu, Robin Brunet en collaboration avec le point focal REDD+ Equateur,Joseph Zambo dispense depuis le 7 courant jusque fin août, une série de formations de renforcement des capacités sur l’agriculture, l’élevage et l’apiculture au village Buya1, l’un des sites agricoles pilotes  du clan Esangele Nkoyi,  secteur des Elanga, dans le territoire de Bikoro, à 42 Km de Mbandaka, chef-lieu de l’ancienne province de l’Equateur.

Les bénéficiaires provenant d’une agglomération comptant 370 ménages acquièrent la formation sur les volets théorique et pratique  pour améliorer des pratiques culturales, l’élevage de la volaille et de trouver des solutions face à la dégradation des terres et à la déforestation.

 selon le consultant Brunet,c’est une voie indiquée de mettre à la disposition des villageois des informations utiles de base susceptibles de les amener à développer eux- mêmes des approches pratiques de gestion durables des ressources naturelles  dans le milieu de vie où 80 %  de la population vivent de la cueillette et de la chasse devenue infructueuse du reste, faute des gibiers .

Concernant le module relatif à la culture du manioc, les apprenants de Buya 1 sont informés des méthodes améliorées pratiqués actuellement. Ils ont appris les risques de l’agriculture sur brûlis, l’une des causes majeures de la déforestation, accentuant les effets du changement climatique dans la province de l’Equateur.

M. Brunet a expliqué aux apprenants le rôle d’un sol en bonne santé, l’utilité de matière organique et les méthodes à mettre en œuvre pour un bon rendement du sol. Il leur a aussi indiqué la manière d’obtenir un meilleur rendement de la culture du manioc en ligne et d’éviter  la dégénérescence des boutures de cette plante.

Des placettes d’agroforesterie expérimentales sont bien accueillies par les communautés désormais impliquées dans la dynamique de la sédentarisation des populations et de l’agriculture,  après la partie théorique de  cette session, s’est réjoui le chef du chef du village Buya 1,  Jean Claude Lofete.

 Cet exercice, a noté Joseph Zambo, point focal provincial REDD+,   permet à cette communauté de comprendre la nécessité d’utiliser rationnellement leurs forêts, de les conserver   et d’assurer leur bien- être et celui des générations futures grâce aux activités de sensibilisation menées  par le projet, a-t-il souligné.

La formation sur l’élevage avicole, Les participants sont également édifiés sur l’élevage avicole et ses difficultés, notamment les risques liées à la divagation, à la  consanguinité. Les avantages de l’élevage en enclos leur sont également présentés, de même que les différentes méthodes  pour l’alimentation des volailles et leur surveillance.

La pratique de l’apiculture avec des technologies appropriées pour la récolte du miel, le rôle des abeilles dans l’écosystème, et   l’introduction des technologies appropriées parmi lesquels les foyers améliorés et les séchoirs à manioc font partie des enseignements dispensés.

Faire moins de pressions sur la forêt

Toutes ces actions témoignent du travail réalisé sur le terrain par le Projet Equateur zamba Malamu qui sensibilise les riverains à faire moins de pressions sur la forêt. Ce projet  teste les approches d’activités REDD en vue d’alimenter la stratégie nationale  REDD et  d’orienter l’exécution des activités de ce processus en RDC.

Selon un membre du comité local de développement, c’est grâce aux formations reçues et à la sensibilisation dans le cadre dudit projet que les communautés ont compris les causes   des sols dégradés, leur dépendance vis-à vis  des ressources forestières et leur place dans la résolution du problème lié à la pauvreté et à la gestion durable des ressources naturelles.

Le projet Equateur dit « Zamba Malamu », est un projet du ministère de l’Environnement  et développement durable. Il est financé par la Banque africaine de développement(BAD) et le Fonds des forêts du bassin du Congo (CBFF) pour une durée de trois ans et demie soit de mars  2013 à septembre 2016.

Le site de  Buya 1  un exemple à suivre

Les experts nationaux en matières d’études d’impacts environnemental et social (EIES) ayant effectué du 03 au 07 août, une mission de service à Mbandaka, particulièrement, à Buya 1, une zone d’intervention du Projet pilote REDD+ ont visité le site d’expérimentation du clan Esengele Nkoyi. Un site pilote contenant 165 arbres fruitiers de toutes sortes qui ont suscité admiration par le travail qui s’y effectue.

Il renferme aussi  les essences à chenilles et une pépinière des ces arbres plantés dont les échantillons sont mis à la disposition deux autres clans environnants : Djipanga et Ekole.  Un exemple à suivre par la population congolaise dans la lutte contre la pauvreté et la déforestation.

Par ailleurs, les habitants de Buya1 s’emploient à terminer les travaux en cours de construction d’une école et veulent voir se doter des sources d’eau potable aménagées et d’un centre de santé.

A ces préoccupations, M. Zambo a sollicité l’implication du gouvernement congolais, en vue d’améliorer les conditions de vie de cette population. ACP/ Kayu/Wet

Share This Post