Le «rôle multisectoriel» de l’arbre dans la société humaine (par Magaly LUELE/stagiaire) - Agence Congolaise de Presse (ACP)

Le «rôle multisectoriel» de l’arbre dans la société humaine (par Magaly LUELE/stagiaire)

Le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, a promulgué le 24 novembre 2017 la loi de ratification de l’accord de Paris issu de la Cop 21 sur le changement climatique, signé dans la capitale française, le 22 avril 2016.

La promptitude avec laquelle la RDC a ratifié cet accord historique, procède de sa ferme volonté de contribuer à la mise en œuvre de cet instrument juridique contraignant et à la riposte internationale pour la réduction des  émissions de gaz à effet de serre.

Dans ce combat planétaire contre le changement climatique, la RDC se trouve parmi les pays en tête de peloton. D’autant plus qu’elle dispose d’une forêt dense après celle de l’Amazonie pour absorber ces gaz à effet de serre. Sa forêt, en effet, contient des essences variées d’une valeur inestimable dont le rôle est éminemment salutaire dans la vie de l’homme et l’écosystème. Nul ne peut donc ignorer  l’apport indispensable  des arbres qui constituent une ressource d’énergies pour  la vie de tout être vivant en général et de la  société humaine en particulier.

Pour l’humain, l’arbre est bénéfique du fait qu’en même temps il produit des fruits et des feuilles pour son alimentation (le cas de certaines plantes grimpantes), il sert aussi des matériaux de construction des maisons,  de fabrication   des meubles et d’abri aux oiseaux et autres animaux.

L’arbre fournit aussi des substances destinées à soigner des maladies. En d’autres mots,  l’arbre constitue une base alimentaire essentielle et importante pour la santé. Il porte des vertus médicinales qui entrent dans la fabrication   des médicaments pour  combattre des maladies.

De la médecine traditionnelle à celle dite moderne, l’arbre est la principale base d’extraction des composées chimiques pouvant servir des remèdes aux maladies. Il nettoie l’oxygène et empêche la dégradation de la couche d’ozone qui occasionne le réchauffement climatique, stabilise le sol, donne de la nourriture à toutes sortes d’êtres vivants, et sert de nourriture pour d’autres arbres (grâce à son fumier).

Les arbres jouent aussi un rôle décoratif, embellissent et décorent particulièrement  les espaces urbains. L’homme s’en sert pour  la cuisson de différents aliments et de bois de chauffage. Il se sert aussi d’arbres comme matière première pour produire  du papier, des cartons, du caoutchouc, etc.

La plantation et la conservation des arbres sont d’excellents moyens de lutte contre les érosions  du sol,  précisément en milieux urbains. L’arbre participe à la formation de l’humus, à l’équilibre écologique et  protège l’environnement. La capacité des arbres à absorber le dioxyde de carbone et leur rôle fondamental dans la lutte contre le changement climatique ne sont plus à démontrer.

L’arbre est capable d’absorber d’autres composés chimiques aériens. L’université de Colorado fait savoir que les résultats d’une étude publiée le 21 octobre dernier dans la revue « Science Express » relèvent que les capacités d’absorption de la pollution atmosphérique par les forêts auraient été largement sous-estimées. Les arbres purifient l’air, soutirent de l’atmosphère le CO2, le gaz à effet de serre  le plus répandu pendant la photosynthèse et piègent dans la biomasse ligneuse.

Certains chercheurs de renommée internationale estiment qu’un arbre planté en milieu urbain peut séquestrer  5 à 10 fois plus de Carbonne qu’un arbre planté dans les secteurs ruraux. Les forets, habitation des arbres, réduisent les maladies infectieuses, renseigne cette étude.

Ce qui justifie le fait que des questions ayant trait à l’environnement et à la préservation de l’écosystème préoccupent les nations du monde  dont la République Démocratique du Congo qui dispose d’une diversité de faune et de flore d’une part,  ainsi que les organisations et structures  de lutte pour la préservation de l’écosystème, d’autre part.

Le monde entier subit  actuellement des phénomènes du changement climatique dû aux activités humaines,  telles que l’utilisation des combustibles fossiles, l’exploitation des forêts tropicales et de l’élevage du bétail. Le réchauffement climatique est alors cette température moyenne de la planète qui a subi une augmentation de 0,85°C par rapport à la fin du XIXe Siècle.

Le déboisement perturbe les saisons, engendre  le réchauffement climatique qui, à son  tour, provoque des répercussions sur les notions géographiques apprises au niveau de l’enseignement primaire et secondaire, dans la mesure où les saisons deviennent élastiques de fois imprévisibles.

C’est le cas de la RDC où l’année passée,  l’on a remarqué la présence de la pluie au mois de février qui est généralement  marqué par la mi-saison sèche.   L’absence des arbres due à l’intense activité humaine ayant provoqué le déboisement, a entraîné différents phénomènes parmi lesquels  figurent des érosions,  des inondations, la sècheresse, la forte chaleur, des vents violents, et des pluies diluviennes et destructrices,  etc.

Pour atténuer  les effets néfastes de ces phénomènes sur la vie, le reboisement est une nécessité impérieuse. Cela dit, les arbres sont indispensables aussi bien  pour l’homme, les animaux que pour la stabilité et l’équilibre des écosystèmes.ACP/FNG/Kayu/Wet

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