Savoir assumer les responsabilités d’une nature généreuse - Agence Congolaise de Presse (ACP)

Savoir assumer les responsabilités d’une nature généreuse

On ne peut aujourd’hui parler climat ou changement climatique sans avoir l’œil rivé sur le bassin du Congo, deuxième bassin forestier du monde après l’Amazonie. Mais ce bassin a ceci de particulier par rapport à l’Amazonie qu’il est encore, pour ainsi dire, vierge car les effets dévastateurs des hommes ne s’y sont pas encore fait cruellement sentir.

Si tant est vrai que l’Afrique est le berceau de l’humanité comme le prétendent certains scientifiques, il est aujourd’hui acquis que l’avenir de l’humanité passe aussi par le continent noir et particulièrement par le bassin du Congo. L’immense générosité dont la nature a fait preuve à notre pays confère à la RDC et à ses dirigeants des responsabilités qu’ils doivent assumer au nom de l’humanité toute entière.

C’est ce qu’a compris le Président Joseph Kabila Kabange qui s’implique personnellement dans la protection de l’environnement à travers  notamment  la création sur l’ensemble du territoire national des aires protégées, mais également dans la lutte contre le braconnage. Il l’a une fois de plus démontré le dimanche 30 septembre au Parc présidentiel de la N’Sele où il a lâché dans la nature un échantillon de cinq perroquets gris avant de procéder  à l’incinération de 1.050 Kg de pointes d’ivoire et de 1.197 Kg d’écailles de pangolins saisis sur des braconniers.

L’importance attachée par la RDC à la protection de l’environnement a encore été attestée par la célébration avec faste, le mercredi 3 octobre, de la journée mondiale du bambou qui est un outil stratégique pour atteindre un éventail d’objectifs de développement durable dans le monde. Malheureusement, tous les sacrifices consentis jusque-là par la RDC pour protéger l’environnement ne semblent rien rapporter de substantiel aux Congolais eux-mêmes.

Notre faune et notre  flore, si riches qu’un florilège d’agences et d’organisations occidentales se mobilise pour s’assurer que nous les protégeons, ne servent pratiquement qu’à d’autres étant donné que les pays de l’hémisphère Nord de la planète, champions du monde de la pollution, ne concrétisent pas leurs engagements de payer des compensations aux Etats comme le nôtre, pays détenteurs de grands massifs forestiers,  afin de ne pas toucher à ces «poumons de l’humanité».

A New York, Joseph Kabila Kabange a, à juste titre, mis l’ONU devant ses responsabilités quant à ce. Il serait bon que tous ceux qui aiment  le Congo relayent cette préoccupation.

 

 

 

 

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