Seule la sanction est importante pour asseoir la discipline fiscale, selon le rapporteur de l’APK – Agence Congolaise de Presse (ACP)

Seule la sanction est importante pour asseoir la discipline fiscale, selon le rapporteur de l’APK

Kinshasa, 16 avril 2018 (ACP).- Le rapporteur de l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK), Serge Maabe, a déclaré lundi, au cours d’un atelier sur la fiscalité, organisé par la plateforme Dynamique des politologues (DYPAL) au CEPAS, dans la commune de Gombe,  que « seule la sanction est importante pour asseoir une discipline fiscale.

Au cours de ces assises, placées sous le thème « Kinshasa à l’horizon 2050 », le rapporteur de l’APK a présenté quelques statistiques  sur le revenu moyen annuel de la ville de Kinshasa estimé à 45 USD l’an par habitant et 84 USD par ménage, ce qui ne permet pas de faire grand chose en matière de financement pour le développement, a-t-il soutenu.

Selon lui, la ville de Kinshasa se caractérise par une forte employabilité dans le secteur informel qui est estimé à 89,5% alors que pour le revenu du secteur public, il est de 6,1%, considérant ces chiffres insuffisants pour éponger l’offre.

Le secteur de l’agriculture emploie au moins avec une part de 5,1% et le taux de pauvreté se fixe autour de 41%, segmenté en pauvreté sévère et profonde.

Les entreprises privées implantées dans la ville de Kinshasa

Présentant les  entreprises privées formelles implantées dans la ville de Kinshasa, il a relevé qu’il existe  12 entreprises du secteur de l’agriculture enregistrées régulièrement à la FEC et auprès de l’Etat congolais, 11 évoluent dans le commerce, 23 dans les finances et banques, 52 dans l’industrie et le bois et 10 dans les télécommunications.

M.Maabe a dressé ce tableau afin de montrer le faible niveau d’épargne de la ville, alors que c’est à partir de cet indicateur qu’il est possible de financer le développement du pays en général et de la capitale congolaise en particulier.

440 milliards de FC :  budget de la ville de Kinshasa en 2017

S’agissant du budget de la ville de Kinshasa qui s’élevait à  440 milliards de FC en 2017, Serge Maabe a dit que ce montant  proviendrait essentiellement des recettes fiscales et non fiscales, c’est-à-dire des impôts et taxes de la ville sur les contribuables et les redevables kinois.

Trois d’entre elles sont principalement constitutionnalisées à savoir : la vignette, l’impôt foncier et l’impôt sur le revenu locatif. « Si nous payons régulièrement la vignette, cet impôt peut transformer la ville de Kinshasa en Singapour d’Afrique », mais, a-t-il souligné, chaque fois que  la campagne de contrôle technique est lancée, les organisateurs sont confrontés à des interventions opportunistes de tous genres, souvent d’ordre humanitaire, pour contourner le payement.

Des recommandations aux participants à ces assises

Le rapporteur de l’APK a fait des recommandations à l’endroit de décideurs au regard des principales sources de financement de Kinshasa, à savoir la combinaison du prélèvement traditionnel des impôts avec les moyens modernes de financement, allusion faite aux Nouvelles technologies de l’information et de communication (NTIC), le prélèvement d’un impôt forfaitaire sur la moyenne de consommation, la sanction comme moyen important pour asseoir la discipline fiscale et le lobbying pour que les recettes prélevées par les provinces soient consommées par elles-mêmes.   ACP/YHM/Kgd/Nig

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