Tenue à Lubumbashi d’un Symposium sur le sol et le sous-sol congolais – Agence Congolaise de Presse (ACP)

Tenue à Lubumbashi d’un Symposium sur le sol et le sous-sol congolais

Lubumbashi, 15 Mai 2018 (ACP).-Le gouverneur du Haut-Katanga, Célestin Pande Kapopo, a procédé lundi à l’ouverture, à Lubumbashi, du Symposium organisé du 14 au 16 mai sous le thème « sol et sous-sol en République Démocratique du Congo : perspective 2030-2035 ».

Ces assises seront axées sur six points, à savoir : les mines, l’agriculture, les affaires foncières, l’environnement, le paysannat et l’économie.

Dans son mot d’ouverture, le gouverneur a félicité le recteur de l’UNILU et ses collaborateurs pour cette initiative cadrant avec la mission dévolue aux universités et qui tombe à point nommé dans la mesure où, a-t-il dit, l’on observe un contraste entre ce que regorge le pays en sol et en sous-sol et la vie de la population.

C’est  le devoir de chacun  de protéger le sol et le sous-sol, a-t-il signalé, ajoutant que  cela justifie la révision du code minier que le Chef de l’Etat a promulgué dans l’optique de faire bénéficier à l’Etat ainsi qu’à la population les avantages de l’exploitation minière.

 Quant au sol, Célestin Pande a mentionné que les statistiques renseignent que la RDC possède 80 millions d’hectares de sol arable, une diversité climatique permettant la culture vivrière durant toute une année et un important pâturage de grand et petit bétails, sans omettre les 145.000.000 ha de forêt représentant 47% de la richesse du pays.

 Il importe, a-t-il conclu, la prise en compte de l’urgence de l’exploitation rationnelle et planifiée du sol, en plaçant des investissements qui garantissent le développement durable.

 Pour sa part, le recteur de l’UNILU, Pr. Gilbert Kishiba Fitula, a indiqué que ces assises se tiennent au bon moment où le code minier en RDC connait une autre version et que l’UNILU apportera son étincelle de feu à la politique de développement du pays, et qu’à travers ce symposium, un regard particulier sera porté sur la situation actuelle et les perspectives à l’horizon 2030-2035.

Il a souligné ensuite la nécessité de mettre à profit l’ensemble de son personnel académique et scientifique, en comptant sur les apports des experts et académiciens, pour participer au sursaut en faveur des valeurs sociales, économiques subséquentes à l’exploitation des ressources naturelles. Ce sursaut justifie les référentiels de ces assises, a-t-il souligné.

Il a sollicité l’apport de tout le monde à ce symposium dans l’esprit de la communauté universitaire en proposant aux dépositaires de ces assises, notamment le gouverneur, à pouvoir considérer l’UNILU comme étant son bureau d’étude.

Deux conférences inaugurales sur le sol et sous-sol en RDC perspectives 2030-2035

Deux intervenants ont inauguré  cette conférence. Le premier intervenant le prof. Emérite de Théophile Obenga de Brazzaville, a exposé sur le thème : « référentiel de la RDC : Cheikh Anta Diop et autre repère ».

 Il a axé son exposé sur trois point à savoir : l’image précoloniale, qui a un accent sur la conscience tribale qui fait d’un être humain un indigène, l’image coloniale qui est extravertie où le monde est organisé selon les intérêts personnels et l’image moderne qui est la nôtre.

Il a souligné la nécessité d’élaborer une autre image du pays, une image contemporaine dont les valeurs existent mais l’esprit critique est peu développé pour mieux réfléchir sur l’émergence du sol et du sous-sol du pays. Le prof. Emérite a proposé  quelques recommandations à l’Etat et au gouvernement central notamment la protection des ressources naturelles de la RDC, la formation des chercheurs, la création d’un comité de pilotage, le lancement de l’industrialisation du pays.

Outre la construction du barrage Inga 3, il a suggéré la création d’un immense pâturage moderne pour l’élevage, l’exécution d’un programme national en eau potable pour tout le pays, une intense formation des médecins vétérinaires et pharmaciens, l’installation des fibres optiques dans tout le pays, la création des musées nationaux dans les différentes provinces et la mise en place d’un mécanisme de contrôle et d’évaluation.

Le deuxième intervenant, Dr Matata Ponyo Mapon,  a parlé de «l’exploitation des ressources naturelles de la RDC et la croissance économique : nécessité d’un nouveau modèle bâti sur un leadership fort et la bonne gouvernance».

Il a relevé 5 points avant de donner les perspectives d’avenir. Il a expliqué comment la croissance économique peut aider la population, ses facteurs et son rôle. Il a souligné que le facteur principal de la croissance est le capital humain, la discipline macro-économique, la situation politique du pays, la base des investissements privés et les recettes publiques.

Pour avoir une bonne croissance économique, a poursuivi le premier ministre honoraire,  il faut la modernisation, l’industrialisation forestière, les ressources agricoles, les ressources hydroélectriques et la soutenabilité de la croissance en RDC.

Comme perspectives, il a proposé de développer d’autres types d’économie, d’avoir un plan économique stratégique et la continuité de la croissance économique.

 Le président du conseil d’administration des universités de la RDC, Mgr Tharcisse Tshibangu Tshishiku et d’importantes personnalités du monde scientifique participent à ce forum. ACP/Mat/Nmj

Recommended For You

About the Author: La redaction

ACPnews

GRATUIT
VOIR