Une chose et son contraire - Agence Congolaise de Presse (ACP)

Une chose et son contraire

C’est ce qu’on appelle vouloir à la fois une chose et son contraire. Certains principes déclarés universels font l’objet d’un curieux particularisme lorsqu’il s’agit de notre pays.

Cette problématique mérite une réflexion de fond notamment au regard du lynchage médiatique dont sont victimes la République Démocratique du Congo et son Gouvernement tout comme la véritable incitation qui est faite à ce dernier par des ONG prétendument acquises aux Droits de l’Homme et à la démocratie à fouler carrément aux pieds les normes légales et constitutionnelles en vigueur.

En effet, quelques ONG et Agences avec à leur tête le Bureau Conjoint des Nations-Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) font état dans les rapports qu’elles dressent à intervalles réguliers de plusieurs cas d’exécutions extrajudiciaires. Une initiative louable en soi car tout silence à ce sujet serait coupable à défaut d’être complice puisque dans un Etat de droit, il est fait obligation à tout citoyen ou résident témoin d’un délit ou d’un crime de porter toute information susceptible d’aider à la manifestation de la vérité dont il a connaissance auprès de la justice.

Mais contrairement à ce principe universel, en RDC, plusieurs ONG et le BCNUDH s’adressent souvent à de mauvaises cibles. Plutôt que de saisir les Cours et Tribunaux civils et/ou militaires sur les faits délictueux ou criminels qu’elles veulent dénoncer, ces ONG et Agences préfèrent se répandre dans les médias et interpeller le Gouvernement comme si ces deux structures avaient vocation ou qualité de statuer sur des dossiers criminels ou rendre justice.

On ne le dira jamais assez. La démocratie est assise, entre autres, sur le principe de la séparation des pouvoirs.

Dès lors, qu’on les aime ou qu’on les déteste, qu’on se fasse d’elles une mauvaise opinion ou qu’on les accuse de ne pas faire correctement leur travail, les instances judiciaires demeurent les seules compétentes à dire le droit en matière des crimes.

Les attaques contre le Gouvernement ou le fait de proférer aux quatre vents par des médias stipendiés des accusations de surcroit approximatives ou non suffisamment documentées ne rendent service ni à la démocratie, ni à la justice et encore moins aux victimes éventuelles de ces crimes.

Personne ne peut blâmer un individu ou une structure qui entend faire valoir un droit. Mais la manière d’exercer ce droit vaut parfois plus que le droit lui-même.

Ce n’est donc pas dans le rôle de légistophage que la presse s’affirmera comme 4ème pouvoir et les lanceurs d’alertes congolais ou autres œuvrant au Congo seraient mieux inspirés de coopérer dorénavant avec la justice plutôt que de regarder ailleurs.

A bon entendeur salut !

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