Clôture de l’atelier de validation des notes portant sur les  droits fonciers et forestiers des femmes

Kinshasa, 13 mars 2019 (ACP).- L’atelier  de validation des notes portant sur les droits fonciers et forestiers des femmes  s’est clôturé mardi  dans la salle de conférence de l’hôtel les Belliziers dans la commune de Ngaliema par l’adoption du document ad hoc amandé par la plénière qui y ajouté des accords et d’autres contributions.

La présidente du Comité national de la Coalition des femmes leaders pour l’environnement et le développement (CFLEDD), Nene Mwainzana a demandé, dans son mot de clôture, à toutes les organisations ayant pris part à cette session de formation de privilégier le travail collectif qui permet  de gagner le combat.

Elle a souhaité que la femme retrouve sa place en ce qui concerne les droits à la terre, pour qu’elle jouisse de son expérience en matière de l’environnement.

Les travaux ont porté sur la restitution des amendements apportés par la plénière aux notes de position et explicatives élaborées par le CFLEDD, ainsi que l’enrichissement des édits portant sur les droits fonciers et forestiers des femmes de cinq provinces.

 Le député honoraire Isibweto s’est exprimé pour la province de l’Equateur,  la ministre provinciale du genre, enfant et famille, Delors Kaleta pour le Kasaï Central, le chef de division du Genre, enfant et famille, Bibiene Bunga pour le Kongo Central, le député Bernadin Ngya Bobisambo pour le Maï-Ndombe et le porteur d’édit, Me Muhindi Cikwanine Frederick.

 Des modifications apportées par les participants repartis en commissions pour enrichir ce document, se sont référées à l’édit portant sur des droits de possession et de jouissance des femmes aux patrimoines forestiers et fonciers promulgué en 2018 par le gouverneur de la province de l’Equateur, Boloko  Bulumbu Bobo.

Cet édit renferme de nombreux avantages, notamment renforcer la collaboration pacifique entre les femmes locales et  les autochtones, les chefs coutumiers et les autorités politico-administratives pour l’accès de la femme à la terre, favoriser une cohabitation pacifique entre l’homme et la femme, garantir à la femme le droit de posséder et de jouir des terres et des forêts ainsi que l’amener à participer à une bonne gestion.

Il indique à son article 6 que la femme fait partie prenante dans la gouvernance des espaces fonciers et forestiers de sa famille, mais aussi que cette dernière doit participer à toutes les décisions relatives à leurs affectations, gestions et cessions.

L’accès de la femme à la terre, un acquis d’autonomisation

Me Frederick Muhindo Cikwanine, conseiller à l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu, a indiqué, dans son intervention, que l’accès de la femme à la terre constitue un acquis de son autonomisation. Cet acquis selon lui, ne viendra qu’en partant du code de la famille, qui a mis à la disposition de la femme une protection, manifestement en lui donnant non seulement l’accès à héritage mais aussi lui a permis de mettre fin à toute formes des discriminations  dont elle est l’objet.

 Il a fait recours à l’article 203, alinéa 1 de la Constitution qui prône la promotion des droits civils des citoyens, précisant qu’elle donne toutes les assises juridiques permettant aux provinces d’intégrer la problématique de la femme à la terre d’une manière impérative pour que cette dernière puisse nécessairement bénéficier à cette égalité telle que reconnue par la loi. ACP/FNG/Kayu/DNM/Wet/KJI

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