Des chercheurs invités à la 5ème conférence internationale de l’institut d’études africaines de Dakar

Kinshasa, 14 avril 2019(ACP).- Les chercheurs africains sont invités à participer du 5 au 6 juillet 2019 à la 5ème conférence  internationale de l’Institut d’études africaines de Dakar, au Sénégal, placé sous le thème : «La pensée critique en action : enseignement supérieur et savoir au service du bien commun», a-t-on appris samedi à l’Université de Kinshasa (UNIKIN).

La 5ème conférence internationale de l’Institut d’études africaines de Dakar se penchera sur les différentes possibilités de matérialisation du concept «penseur-acteur».

Selon les organisateurs, les participants qui viendront de différents horizons géographiques et professionnels, essaieront de répondre à la question liée à la nécessité d’enrichir les connaissances théoriques et pratiques à travers la recherche   pour servir de manière significative, les décideurs africains, dans le secteur privé, les organisations communautaires et celles à but non lucratif.

Il sera également  question,  selon les organisateurs, de savoir l’impact que peut avoir ce concept de  « penseur-acteur » sur le destin de l’Afrique, en s’interrogeant aussi sur le bilan de la recherche en Afrique et les modalités de penser ses conditions de possibilité.

Les organisateurs mettent en exergue, le fait que les discours produits sur l’Afrique renseignent amplement sur les maux et les défis auxquels le continent est confronté. Ils mettent aussi en lumière son génie humain, la vivacité de ses cultures et la richesse de ses ressources naturelles.

Cette tradition instinctuelle a récemment amené les analystes, les personnes évoluant dans les affaires, les artistes et les acteurs à se demander si le 21e siècle ne serait pas enfin, une consécration de l’Afrique, ajoutent les organisateurs.

Au-delà  de la nature rhétorique de la question, il est opportun de se pencher davantage sur les possibilités de matérialisation de cette prédiction.

S’il est souvent admis que l’éducation constitue le moyen le plus sûr pour faire école l’énergie et la créativité africaines, estiment les organisateurs, il convient de se demander si, aujourd’hui, les pays africains disposent de systèmes éducatifs à la mesure de cette ambition.

 des systèmes éducatifs orientés à la formation des penseurs-acteurs

Par ailleurs, les organisateurs pensent à la mise en place des systèmes éducatifs orientés vers la formation de penseurs-acteurs qui promeuvent la production des connaissances à la base et apporteraient ainsi des solutions aux problèmes auxquels l’Afrique est confronté.

Ils ont relevé l’urgente nécessité de cette orientation, si le continent veut briser le cercle vicieux des imposées à l’Afrique, en relevant dans le même ordre d’idées, cheikh Anta Diop qui mettait en exergue, il y a quelques décennies la nécessité pour les intellectuels africains, d’acquérir une profonde connaissance des réalités et des aspirations de populations africaines, afin de penser un futur plus promoteur pour le continent.

Aujourd’hui, ont dit les organisateurs,  les pays africains sont à la croisée des chemins à laquelle ils doivent faire face au besoin pressant de définir un nouveau contrat social et de nouveaux modes de production et de partage des savoirs, soulignant que  cette exigence devrait interpeler les Africains sur leur capacité à penser et à agir autrement sur la base de normes épistémologiques en phase avec leur «être-là» au monde. ACP/FNG/FMB/NIG

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