«Gilets jaunes»: Les préfectures multiplient les interdictions de manifester

Kinshasa, 23 mars 2019 (ACP).- Le gouvernement français a annoncé vendredi  les interdictions préfectorales de manifester en France, à la veille de l’acte XIX des « gilets jaunes » et met ses menaces à exécution, a indiqué l’AFP.

La place du Capitole à Toulouse, les Champs-Elysées à Paris, ou encore le centre de Nice et de Marseille sont officiellement interdits à tout porteur de gilet canari ce samedi, a ajouté la même source. Que ce soit à Paris, Toulouse ou Marseille, les arguments des préfectures sont identiques : les autorités invoquent les violences qui ont émaillé des manifestations antérieures des « gilets jaunes » pour interdire celle de samedi 23 mars.

Ainsi, à Toulouse où la place du Capitole sera interdite de rassemblements de 12h à 21h est évoqué un  durcissement de l’attitude des manifestants qui ont systématiquement cherché l’affrontement violent avec les forces de l’ordre.

Les contrevenants qui tenteront inévitablement tout pour exprimer leur colère s’exposent à une amende de 133 euros et toute manifestation ou rassemblement occasionnant des troubles à l’ordre public donnera lieu à une dispersion immédiate par les forces de l’ordre et à l’interpellation des éventuels auteurs d’actes de violence, explique le communiqué qui accompagne l’interdiction.

Dès lundi, à la suite des dégradations du samedi précédent, le Premier ministre Edouard Philippe a martelé sa volonté d’interdire les rassemblements « chaque fois qu’il le faudra », dans les quartiers  les plus touchés par les violences en lien avec des « gilets jaunes.

Jeudi, lors de l’installation du nouveau préfet de Paris, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner renchérissait : « Je vous demande de faire en sorte que la doctrine de maintien de l’ordre soit effectivement et résolument mise en oeuvre sans hésitation ni demi-mesure, je vous demande une impunité zéro ». ACP/Kayu/DNM/Wet/KJI

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