Kinshasa : mise en place d’un guichet unique des recettes des communes   

Kinshasa, le 14 mars 2014 ( ACP).- Les participants à l’atelier sur l’évaluation  de la mise en œuvre du processus du budget participatif pour l’exercice 2018, tenu à Kinshasa  du 12 au 13 mars, ont recommandé mercredi à la clôture, la mise en place d’un guichet unique des recettes de chaque commune.

Les participants ont également recommandé l’organisation semestrielle des tribunes d’expression populaire, l’organisation des élections municipales, le renforcement des capacités des agents d’ordonnancement au niveau des communes, la sensibilisation des populations et des autorités communales à l’appropriation du processus du budget participatif.

L’obligation pour les communes d’afficher au profit du public les informations  concernant les taxes et les budgets figure aussi sur la liste des recommandations.

Certains participants qui ont requis l’anonymat ont laissé entendre que le budget participatif est entrain de connaître un succès. Il a permis un rapprochement  entre les autorités municipales et les populations, l’amélioration de la gestion de la chose publique au  niveau  des entités territoriales décentralisées, la « redevabilité » et l’amélioration de recettes locales ainsi que l’exécution des projets d’intérêt commun conformément aux besoins réels exprimés par les populations.

En ce qui concerne le suivi évaluation, les participants ont affirmé que les mesures correctives apportées au cours de l’évaluation à mi-parcours dans l’exécution ont amélioré l’exécution budgétaire sur la production de chaque mois  par tout gestionnaire de crédit et l’exécution physique et financière des projets dans le cadre du budget participatif de chaque commune.

A ce tableau de l’importance du suivi et évaluation, figure également la facilité pour les responsables de produire un rapport mensuel, sur la mise en œuvre du plan des passations des marchés publics et l’organisation au sein de chaque commune d’une revue trimestrielle de l’exécution du projet sous la présidence du bourgmestre.

Par ailleurs, les participants ont relevé certaines difficultés qui entravent l’évaluation du budget participatif citant au passage, l’irrégularité de la rétrocession, le coulage des recettes, l’absence d’un répertoire actualisé des assujettis et d’élections locales, la non activation des taxes ainsi que le non-respect du taux de perception.

Organisé par le comité d’orientation de la réforme des finances publiques (COREF), cet atelier est initié pour les projets sociaux qui tiennent compte des besoins exprimés par les populations lors de l’élaboration du budget participatif. ACP/Fng/Cfm

Partagez cet article