La CENCO participe à un symposium sur la protection des mineurs à Rome

Kinshasa, 23 février 2019 (ACP).- Le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo(CENCO), Mgr Marcel Utembi,  participe à un  symposium, convoqué par le Pape François à la cité du Vatican sur la protection des mineurs contre notamment les abus sexuels, a appris l’ACP vendredi de la CENCO.

La source renseigne que sur propositions des conférences épiscopales du monde, le Pape a soumis aux participants à cette rencontre mondiale vingt et un points qui devront être pris en compte.

Il s’agit d’élaborer un manuel ou vade-mecum pratique dans lequel seraient spécifiées les démarches à entreprendre par l’autorité dans tous les moments clés de l’apparition d’un cas, se doter de structures d’écoute, composées de personnes formées et expertes ou faire un premier discernement des cas des victimes présumées, établir les critères pour l’implication directe de l’évêque ou du supérieur religieux  ainsi que de  mettre en œuvre   des procédures communes pour l’examen des accusations, la protection des victimes et le droit de la défense des accusés.

Ce manuel devra également expliquer  la possibilité d’informer les autorités ecclésiastiques supérieures conformément aux normes civiles et canoniques et la manière de réviser périodiquement les protocoles et les normes afin de préserver un environnement  protégé pour les mineurs dans toutes les structures pastorales ,des protocoles et des normes fondés sur les principes de justice et de charité  qui doivent être intégrés pour que l’action  de l’Eglise , dans ce domaine , soit conforme à sa mission.

Le Pape a également  souhaité que les participants à ce symposium puissent établir des protocoles spécifiques pour la gestion des accusations portées contre les évêques et même accompagner, protéger et soigner les victimes, en leur donnant tout le soutien nécessaire à une guérison complète, accroître la prise de conscience des causes et des conséquences des abus sexuels à travers  des initiatives de formation permanente des évêques, supérieurs, clercs et agents pastoraux.

Il a aussi émis le vœu de voir  consolider la collaboration avec toutes les personnes de bonne volonté et avec les opérateurs des médias afin de reconnaître et discerner les vrais cas des faux, les accusations de la calomnie, en évitant rancœurs et insinuations, rumeurs et diffamations et  relever l’âge minimum pour le mariage à seize ans, établir des dispositions réglementant et facilitant la participation des experts laïcs dans les enquêtes et aux différents degrés de jugement des processus canoniques concernant les abus sexuels et ou de pouvoir. Parmi les points de réflexions, le Pape  a suggéré le respect de  droit à la défense.

« Il est également nécessaire de  sauvegarder le principe du droit naturel et canonique de la présomption d’innocence jusqu’à la preuve de la culpabilité de l’accusé. Pour cela,  il faut éviter la publication des listes des personnes accusées, même par les diocèses, avant l’enquête préalable et la condamnation définitive », a-t-il souligné.

Il a également demandé que soit  observé  le traditionnel principe de proportionnalité de la sanction en rapport au crime commis et  délibéré que les prêtres et les évêques coupables d’abus sexuels sur mineurs abandonnent le ministère public, en conseillant qu’on puisse introduire des règles concernant les séminaristes et les candidats au sacerdoce ou à la vie religieuse.

Pour  ces derniers,  il a demandé d’introduire des programmes de formation initiale et permanente pour consolider leur maturité  humaine, spirituelle et psychosexuelle  ainsi que  leurs relations interpersonnelles et leurs comportements. Ouverte jeudi,  cette rencontre mondiale sur la protection des mineurs se poursuivra jusqu’au 24 février 2019 à la cité du Vatican, sous la présidence du souverain pontife préoccupé par ce phénomène. ACP/FNG/Wet/Kji

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