La couverture universelle sanitaire en RDC : enjeux et perspectives

Chaque année, la population mondiale célèbre le 07 avril la journée mondiale de la santé pour marquer l’anniversaire de la création de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Cette commémoration  constitue une occasion unique de mobilisation autour d’un thème de santé spécifique.

Depuis sa création en 1948, l’OMS aide à soutenir des initiatives en matière de santé à travers le monde et à sensibiliser les gens aux enjeux internationaux à cet égard. Cette année, l’agence onusienne continue de souligner l’importance de l’accès universel aux soins de santé, reconnaissant le droit de chacun d’accéder à ces services essentiels sans discrimination ni obstacle financier.

En RDC, pourtant, l’accès universel aux soins de santé demeure un mythe pour des milliers de personnes qui vivent dans la pauvreté. Le pays reste jusqu’à présent sans couverture de santé universelle. Rares sont les citoyens qui ont accès aux services de  soins de qualité.

Ce qui augmente la mortalité maternelle ainsi que celle des enfants de moins de 5 ans  et diminue l’espérance de vie de la population. Selon les chiffres du ministère de la Santé, au moins une femme sur 20 meurt avant, pendant ou après l’accouchement et  sur 1 000 naissances en RDC, l’on compte environ 100 décès.

Certains facteurs tels que le vieillissement, l’impact environnemental et l’hygiène de vie de la population exigent qu’un accent accru soit mis sur la prévention pour en faire un élément central des actions visant à améliorer la santé des citoyens.

Le développement d’un pays passe nécessairement par la santé de ses populations, telle est la conviction avec laquelle l’OMS tient à accompagner les pays en voie de développement dans la réalisation de la couverture de santé universelle.

D’où l’importance pour la RDC de mettre en place un programme mixte de climat-santé et développement durable, étant donné que le changement climatique, les catastrophes naturelles et les conditions météorologiques influent directement sur la santé et le bien-être de la population.

Ce qui accentue la pauvreté dans le pays. Ce projet répondra à son objectif de politique, de santé et de développement durable. La prise en charge sanitaire des populations pauvres est un grand défi pour le pays, étant donné que la plupart des localités ne disposent pas de centre de santé.

Malgré certaines avancées, la situation reste toujours alarmante. Ce qui engendre l’iniquité dans les structures de soin. Au nombre insuffisant des structures sanitaires, s’ajoute le problème de conscience professionnelle et de compétence des professionnels de la santé.

Ainsi, compte tenu des urgences dans le secteur de la santé publique, l’Etat doit envisager d’instaurer, dans son planning, une politique efficace en vue de promouvoir l’importance du dépistage précoce et de la prévention, notamment des maladies chroniques, hydriques et saisonnières.

Afin d’améliorer la lutte contre les maladies chroniques,  surtout celles causées par des facteurs de risque liés à l’hygiène de vie, notamment la mauvaise gestion de l’environnement, le tabagisme, la consommation excessive d’alcool, les régimes alimentaires non équilibrés et l’inactivité physique, les autorités devaient mettre l’accent sur une responsabilité commune dans la promotion d’un meilleur accès aux soins de santé pour tous et des modes de vie sains.

En dépit de ces problèmes qui obstruent la réalisation de la couverture de santé universelle en RDC, il faut cependant souligner certains efforts remarquables qui ont permis aux populations démunies d’avoir accès aux soins améliorés. Ces efforts sont visibles dans le traitement du VIH, de la tuberculose et du paludisme. Toutefois, l’accès aux services de santé de qualité demeure un grand défi pour le pays.

(Par Tanya Yeme Muamba)

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