La promulgation de la loi sur la conservation de la nature démontre la volonté de la RDC de concrétiser les différents engagements internationaux

Kinshasa, 13 mai 2019 (ACP).- Le directeur pays de l’ONG internationale  World Resources Institute (WRI), Lauren Williams, a déclaré lundi à Kinshasa, à l’ouverture de l‘atelier de validation des mesures d’applications de la loi relative à la conservation de la nature, que la promulgation de cet instrument démontre la volonté pour la RDC de concrétiser les différents engagements internationaux et régionaux pris sur la conservation de la biodiversité.

La mise en œuvre de cette loi, a-t-il indiqué, nécessite  l’adoption de plusieurs mesures d’application en vue de permettre à la RDC de renforcer notamment sa stratégie de lutte contre la criminalité faunique. Pour lui, cette nouvelle loi apporte plusieurs avancées dans l’amélioration de la gouvernance du secteur des ressources naturelles sur toute l’étendue du pays. Il a précisé que six textes ont été jugés prioritaires par le gouvernement de la RDC et que les partenaires au développement se sont déjà engagés à accompagner leur élaboration.

Ces textes, a expliqué Lauren Williams, sont appelés sont appelés à régler des questions majeures de la conservation en RDC et se résument autour des thématiques liées respectivement au cadre institutionnel de gestion des aires protégées, à l’aménagement de celles-ci et des zones tampons ainsi qu’à la contribution aux efforts de répression de la criminalité faunique.

« C’est ainsi qu’avec les acteurs de terrain au niveau des aires protégées, un réel besoin a été relevé pour combler le vide juridique à travers les mesures d’application. Ce qui a été soutenu par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) à travers l’identification de ces textes  prioritaires à prendre en urgence par le gouvernement pour combler le gap et faciliter ainsi la gestion des aires protégées», a- t- il fait savoir.

Approché par l’ACP, le directeur scientifique de l’ICCN, Jeef Mapilanga qui a représenté le directeur général de cet institut à l’atelier, a laissé entendre que l’atelier vise à valider les mesures d’application de la loi relative à la conservation de la nature en RDC.

Il a rappelé que ce processus  a été lancé en 2016 par le ministre de l’Environnement avec l’accompagnement des partenaires WRI, et d’autres institutions notamment la société civile, l’administration et les peuples autochtones, étant donné qu’il s’agit d’une loi  qui prend en compte d’une manière transversale tous les aspects liés à la conservation de la biodiversité  dans le cadre de la convention et accords internationaux auxquels la RDC a adhéré.

A la question de savoir pourquoi des mesures d’application n’ont pas suivi, Jeef Mapilanga a dit que c’est un processus qui date de 2015 et que quelques années plus tard, il était indiqué de mettre en place des mesures d’accompagnement des textes pour l’application de  cette loi, car celle-ci donne de grandes orientations. Selon lui, la loi sur la conservation de la nature fait référence à certaines dispositions  de « l’exportation de certaines espèces de faune et de flore totalement ou partiellement protégées ».

Il a fait aussi allusion à des mesures qui visent  le commerce ou le trafic des espèces protégées. Le  directeur scientifique de l’ICCN a fait savoir que c’est pour cette  raison que l’ICCN a été  amené à  organiser cet atelier pour combler cette lacune avec. l’appui technique et financier de WRI et le financement du Programme régional de l’Afrique Centrale pour l’Environnement (CARPE III) de l’Agence  américaine pour le développement (USAID).ACP/ Kayu/DNM/May

Partagez cet article