La RDC s’emploie dans la mise en œuvre d’une plate-forme nationale Huile de palme durable

Kinshasa, 26 mars 2019 (ACP).- La RDC   s’emploie à mettre en place une plate-forme, entité multi acteurs chargée d’appuyer le ministère de l’Agriculture, Pêche et Elevage  dans la mise en œuvre des principes nationaux pour la production d’huile de palme dans le cadre de l’Initiative  Huile de Palme en Afriquea, a indiqué lundi à l’ACP M. Antoine Iyela, point focal en RDC de l’Initiative pour l’huile de Palme en Afrique (APOI).

C’est dans cette perspective que la ville de Kinshasa a accueilli dans la deuxième quinzaine du mois de mars  la première réunion de concertation entre la Plate-forme nationale Huile de palme durale et l’Initiative internationale Tropical Forest Alliance  (TFA 2020), a-t-on fait savoir au  Bureau du Fonds mondial pour la Nature (WWF).

Iyelaa indiqué que cette séance s’est tenue dans la capitale congolaise pour permettre aux membres de la plate-forme nationale de se concerter avec l’équipe régionale de TFA 2020 et celle de Proforest, une ONG anglaise, sur l’Initiative pour l’huile de Palme en Afrique (APOI) et le fonctionnement de ladite plate-forme.

Lors de ces assises, le représentant du directeur national du Fonds Mondial pour la nature (WWF), Flory Botamba a déclaré que son organisme, avec plus ou  moins 200 employés, appuie le gouvernement au niveau national en mettant un accent particulier sur neuf nouvelles provinces. Pour ce qui est de TFA 2020 qui a plus de 150 partenaires repartis en trois groupes (secteurs privé et public ainsi que  la société civile), la RDC est l’un de 17 pays membres, tandis que le WWF figure parmi les 64 organisations de la société civile, a-t-il précisé ajoutant que les actions sont menées dans le cadre de l’APOI, avec ses 10 pays membres et signataires de la déclaration de Marrakech sur cette ressource durable en Afrique.

 Le WWF assume la facilitation de l’APOI dans certains pays de la sous-région notamment le Gabon, le Cameroun, la République Centrafricaine et la RDC, a fait savoir M. Flory Botamba.

Une plate- forme nationale circonscrite « consentement libre informé au préalable (CLIP) » 

Circonscrivant  la réunion, il a souligné qu’elle revêt une importance capitale, du fait qu’elle permet à la plate- forme nationale de s’exprimer  conformément au principe relatif au « consentement libre informé au préalable (CLIP) », avant de s’engager totalement dans la mise en œuvre du Plan d’actions relatif aux onze principes nationaux définis par les participants lors des premières réunions.

Flory Botamba. a félicité, par ailleurs,  les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement qui ont  fait preuve  de leur leadership pour la matérialisation de ce processus. Selon lui, le développement des principes nationaux, la participation aux réunions régionales, la signature de la déclaration de Marrakech, l’élaboration et la signature de l’arrêté portant création, composition, et organisation de la plate-forme nationale prouvent à suffisance cette impulsion donnée à ce processus par ces deux ministères.

Les organisateurs de la réunion ont souligné, our leur part, que l’Initiative pour l’huile de palme est la première initiative phare de la TFA 2020 et elle vise le développement durable de la filière huile de palme en Afrique où un accent particulier est mis sur les zones africaines forestières notamment l’Afrique de l’Ouest et le Bassin du Congo  en Afrique centrale.

Des avancées énormes ont été enregistrées   dans  la mise en place   de la gouvernance des structures  de  TFA 2020 

Le coordonnateur de TFA  2020, Joseph Lumumba,  a souligné qu’au  niveau de la RDC, des avancées énormes ont été    enregistrées   dans  la mise en place   de la gouvernance des structures  de  TFA 2020.  Il s’est félicité de  la  mise en place de la  plate-forme nationale  dans le pays.

« Nous nous attendons aux acquis de ce  qui a été réalisé dans ce processus  notamment le  développement des principes de production durable de palmier à huile,  le  plan d’action élaboré à l’échelle nationale  et la mise en place de la plate-forme et nous voulons à présent comprendre  comment ce plan d’action sera mis en œuvre  et fédérer tous  les   efforts pour mettre en place  ces différentes composantes et relever  les écueils et les opportunités  à exploiter  à l’échelle nationale », a fait savoir Joseph Lumumba.

TFA  2020, a- t- il dit, est une plate-forme internationale qui a pour mission de réduire la déforestation et s’associe à la chaine d’approvisionnement des  cultures pérennes (café, cacao, hévéa) et de  la viande. Elle travaille également avec  l’Etat, les entreprises privées,  le secteur  public,  la société civile et les opérateurs financiers. Cette  structure  entend collaborer avec tous ces secteurs   en vue de mettre en œuvre un  programme susceptible de réduire la déforestation. 

Le Dr Louis Defo, senior project manager au Proforest, une ONG  anglaise, de son coté, indiqué que la réunion intervient après  certaines étapes d’engagement  et de développement du processus, ainsi que la phase d’implémentation du plan d’action. C’est important, a- t- il ajouté,   qu’avant le lancement du plan d’action, les acteurs se retrouvent pour discuter, cerner tous les contours et  définir tous les rôles en vue  d’une synergie d’action des parties prenantes. Les zones prioritaires d’intervention des acteurs, a  conclu Dr Louis Defo,   sont  celles où les activités seront mises en œuvre, mais il revient à la plate-forme de les définir en concertation avec les ministères compétents. ACP/Kayu

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