Lancement officiel du projet « Voix et leadership des femmes » à Kinshasa

Kinshasa, 07  mars  2019 (ACP).- La ministre du Genre,  enfant et  famille,  Chantal Safou Lopusa  a procédé  jeudi au lancement officiel du projet «  Voix et leadership des femmes » pour  le renforcement du pouvoir de la femme et de la fille en RDC,  en marge des activités de la JIF initié par le Centre Carter et l’ambassade du Canada.

Mme Safu  a indiqué que ce projet vise à renforcer les capacités des plateformes de défense des droits des femmes et des filles et de renforcer leurs pouvoirs. Il vise à rendre les femmes plus autonomes et à les accompagner dans le renforcement de leurs capacités humaines, intellectuelles, techniques, financières et institutionnelles.

Le projet vise également  le renforcement de leurs compétences  à fournir et à coordonner des services de qualité spécifiques pour des femmes et des filles  ainsi que  leurs capacités à influencer la mise en œuvre des cadres légaux,  règlementer  et à créer un environnement réel entre les hommes et les femmes.

Pour Mme Safu le projet est essentiel au développement mais il doit être porté haut et fort car il permettra aux femmes d’accéder pleinement à leurs potentialités au même titre que les hommes.

Ce projet est soutenu par l’ambassade canadienne, qui a annoncé à la veille de la Journée internationale de la femme, un financement de 8,7 millions de dollars canadiens pour une durée de 5 ans (2019-2024) et  est exécuté par le Centre Carter.

Le Canada, représenté par son  ambassadeur, Nicolas Simard, croit qu’une société est plus prospère, plus pacifique, plus sure et plus unie quand les droits des femmes y sont respectés et quand celles –ci sont valorisées et autonomes. Dans les pays en développement, les organisations et les mouvements  locaux de femmes sont d’importants vecteurs  de changement qui contribuent au renforcement  des droits des femmes et des filles et aident les sociétés à parvenir à l’égalité entre les genres.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’engagement pris lors du lancement , en juin  2017, de la nouvelle politique d’aide internationale féministe du Canada axée sur le soutien aux organisations locales qui font progresser les droits des femmes, a noté l‘ambassadeur Nicols Simard.

Faire progresser  le droit de la femme et lutter contre les violences faites à la femme

Mme Chantal Safu a relevé, par ailleurs, que l’on assiste depuis plusieurs années à l’échelle internationale à une large participation des femmes   à la sphère de la prise des décisions politiques, économiques et publiques, soulignant que cela constitue aujourd’hui un critère de référence du niveau démocratique d’une société.

La RDC fait preuve, selon elle, d’une réelle volonté politique dans ce sens. La constitution  consacre les principes de l’égalité des sexes entre les citoyens sans distinction de sexe, de religion et de statut social,   a-t-elle souligné, ajoutant que  pour continuer à faire  progresser l’égalité des sexes et l’exercice des droits des femmes et des filles et  propulser le changement, les actions des  pouvoirs publics  doivent être  accompagnées et soutenues par les organisations de la société civile  locales et les réseaux des femmes.

Dans ce contexte, le projet « Voix et le leadership des femmes » du gouvernement canadien constitue une réponse appropriée aux difficultés que rencontrent ces organisations en les appuyant dans leur activités.

Le Canada satisfait du lancement du  projet en RDC

L’ambassadeur du Canada, Nicholas Simard,  a indiqué qu’il est un plaisir pour le Canada de lancer ce projet en RDC, avec le ministère du Genre, enfant et famille ajoutant qu’il pense être sûr que ce projet donnera des résultats extrêmement intéressants pour les organisations des femmes congolaises.

Il  a précisé que c’est depuis longtemps que le Canada est très actif en RDC pour soutenir les organisations des femmes dans la  lutte contre les violences faites aux femmes en tenant compte de l’ampleur des besoins dans un pays-continent tel que la RDC.

M. Simard a rappelé que les recherches ont démontré que le développement des pays ont été accélérés par l’engagement des femmes dans les domaines coopératifs et associatifs pour la défense des droits.

Il a également rappelé qu’un montant global de 150 millions des dollars canadiens a été investi pour ce projet au niveau mondial et touche 30 pays, ajoutant qu’en RDC, il touche tous les Congolais hommes et femmes, à travers le soutien pour les organisations de la société civile congolaise.

Un projet qui vise à accroitre les droits fondamentaux des femmes

La chargée de programme du Centre Carter, Marie-Joséphine Ntshaikolo a, pour sa part, noté que ce projet garantit le pouvoir du leadership des femmes en RDC, ajoutant qu’il vise à accroitre les droits fondamentaux de ces dernières et à faire progresser l’égalité du genre.

Elle est revenue sur les  cinq composantes qui vont piloter ce projet, à savoir la partie gouvernementale représentée par le ministère en charge du Genre, la société civile, une organisation de défense des droits de l’homme, l’ambassade du Canada et une organisation internationale de défense des droits de la femme, tandis que le Centre Carter  assurera le secrétariat.

Mme Marie-Joséphine Ntshaikolo a indiqué  qu’à part le financement pluriannuel, il y aura également des financements axés sur les idées innovantes des femmes, en tenant compte de leurs priorités et  besoins urgents. ACP/Fng/KJI/JFM

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