Le 1er mars : Journée mondiale « Zéro discrimination », une occasion de rappeler le droit de vivre avec dignité

Kinshasa, 1er mars 2019 (ACP).- Le monde entier célèbre le 1er mars de chaque année, la journée « Zéro discrimination », une occasion unique de rappeler le droit de vivre chacun une vie épanouie, productive, et avec dignité, indique un communiqué du Programme national multisectoriel de lutte contre le Sida (PNMLS), remis vendredi à l’ACP.

En RDC, sous la coordination du PNMLS, le secteur de la justice et des droits humains, les organisations de la société civile, telles que (RACOJ, UCOP+ et les autres) ont mené des efforts considérables pour lutter contre la discrimination des Personnes vivants avec VIH (PVVIH).

Ces efforts ont conduit à la révision de la loi 08/011 du 14 juillet 2008, portant protection des PVVIH et des personnes affectées notamment en son article 45 qui criminalisait et pénalisait cette catégorie des personnes avant d’être supprimé depuis le mois d’aout 2018. En effet, cette disposition a été jugée contre-productive dans le sens où elle était à la base de l’amplification de la stigmatisation et de la clandestinité des PVVIH.

Malgré d’énormes efforts restant, le PNMLS invite les différentes parties prenantes de continuer avec les  plaidoyers afin d’obtenir la modification des articles 37 et 39 de la même loi,  qui n’autorise pas que les adolescents et jeunes de moins de 18 ans accèdent au  dépistage sans consentement de leurs parents.

La prévalence étant croissante pour cette tranche d’âge, qui devient de plus en plus sexuellement actif et dont la plupart sont séro-ignorant,  il est nécessaire de redoubler les efforts pour modifier ces articles qui constituent encore un goulot d’étranglement pour les droits des PVVIH.

Placée par l’ONUSIDA, sous le thème «  Agir pour changer les lois discriminatoires », la journée « Zéro discrimination » constitue un appel lancé aux nombreux pays ayant des lois discriminatoires avec des conséquences telles que : les individus traités différemment, exclus de services essentiels ou soumis à des restrictions injustifiées dans leur mode de vie. Ces lois sont contraires aux droits humains et aux libertés fondamentales, rappelle-t-on. ACP/Kayu/Wet/JFM

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