Le centre de traitement d’Ebola de Butembo attaqué par des hommes  armés non-identifiés

Kinshasa, 28 février 2019 (ACP).- Le centre de traitement d’Ebola (CTE)  de Butembo dans la province du Nord-Kivu, cogéré par Médecins Sans Frontières et le ministère congolais de la Santé, a été attaqué dans la soirée de mercredi 27 février 2019 par des hommes  armés non-identifiés, rapporte ce ministère dans un communiqué sur la situation épidémiologique de la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu  et de l’Ituri, parvenu jeudi à l’ACP.

Selon la source, cette attaque a eu lieu seulement trois jours après l’incendie criminel du centre de traitement d’Ebola (CTE) de Katwa, une zone de santé voisine de celle de Butembo. Au moment de l’attaque, précise le communiqué, 38 patients suspects et 12 patients confirmés étaient pris en charge au CTE. Parmi les patients suspects, 32 ont pris la fuite. Et parmi les cas confirmés, 8 ont été retrouvés dans leurs chambres individuelles. Les recherches sont en cours pour retrouver les 4 malades confirmés en fuite.

Notons que tous les patients retrouvés, ainsi que le personnel soignant, sont sains et saufs et n’ont pas été blessés. Les patients ont été provisoirement transférés dans le Centre de Transit de Butembo opérationnalisé par Alima.

Le même communique indique que quatre nouveaux cas confirmés de maladie à virus Ebola ont été enregistrés mercredi 27 février 2019, dont trois à Katwa et un à Butembo. Deux nouveaux décès de cas confirmés ont été également répertoriés le même mercredi, dont un à Katwa et un à Butembo. Il s’agit des décès communautaires, c’est-à-dire  des décès survenus en dehors des structures sanitaires.

Depuis la déclaration de cette épidémie d’Ebola le 1er aout 2018, le cumul des cas est de 879, dont 814 confirmés et 65 probables. Au total, il y a eu 553 décès (488 décès des cas confirmés et 65 décès des cas probables). A ce nombre, s’ajoute 229 cas suspects en cours d’investigation. La révision de la base de données des personnes guéries est en cours et le partage du nombre de guéris ne reprendrait que lorsque  la révision sera terminée.

Il sied de rappeler que le seul vaccin utilisé dans cette épidémie est le vaccin rVSV-ZEBOV, fabriqué par le groupe pharmaceutique Merck, après approbation du Comité d’Éthique dans sa décision du 19 mai 2018. De ce fait, la RDC a déjà vacciné 84.094 personnes parmi lesquelles les prestataires de soins de première ligne, les contacts et les contacts des contacts des malades. ACP/Fng/Fmb

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