Le HCR inquiet du sort des migrants pris dans les combats en Libye

Kinshasa, 14 avril 2019 (ACP).- Le Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) a demandé la libération immédiate et l’évacuation des migrants incarcérés dans des centres de détentions exposés au conflit, qui fait rage dans le sud de Tripoli, a rapporté dimanche l’AFP.

D’après l’OMS, les combats entre les forces fidèles au gouvernement et celles du maréchal Haftar ont déjà fait 121 morts et près de 600 blessés. Depuis le 4 avril, les combats se sont concentrés  sur la banlieue sud de Tripoli, la capitale libyenne.

Par ailleurs, Tarik Argaz, chargé de communication pour le HCR Libye alerte qu’à Tripoli, il y a plus de 3 000 réfugiés qui sont dans des centres de détention et on a au moins trois centres de détention qui sont dans le Sud, beaucoup plus proches du conflit, et ils ne peuvent pas sortir.

Situation d’autant plus préoccupante que les combats rendent difficile l’accès à ces populations. Le HCR a donc demandé, le 12 avril, la libération immédiate et l’évacuation de ces migrants, «parce que les autorités libyennes ne peuvent pas garantir leur protection». Mardi 9 avril, le programme des Nations unies a pu transférer 150 réfugiés d’un centre de détention d’Ain Zara «vers un centre du HCR qui est au centre de Tripoli, où on peut garantir leur sécurité».

Un début encore insuffisant, puisqu’il y a plus de 1 400 personnes qui sont encore dans des centres de détention au Sud.

Le HCR s’est également heurté à un écueil : 728 réfugiés et migrants détenus dans le centre de Qasr Bin Ghasheer, que l’organisation voulait transférer vers le centre de détention de Zintan, loin des affrontements, ont refusé d’être déplacés, demandant à être évacués hors de Libye.. ACP/Fng/Fmb/NIg

 

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