Le lait maternel n’exclut pas le risque de la malnutrition

Kinshasa,29 avril 2019 (ACP).- L’allaitement n’exclut pas le risque de la malnutrition, car il est également possible que l’enfant de moins de six mois en souffre s’il consomme un lait maternel moins riche en protéines, a indiqué lundi à Kinshasa le médecin nutritionniste Hugor Onya de l’hôpital général de référence de Matete (Ex-Omeco) au cours d’un entretien avec l’ACP.

Ce spécialiste souligne que plusieurs combinaisons de mesures anthropométriques sont utilisées pour repérer la malnutrition infantile, notamment la taille, l’âge et la recherche d’œdèmes (qui apparaissent sur les deux pieds en cas d’une malnutrition sévère).

Par ailleurs, aider la mère à améliorer l’allaitement, l’instruire à adopter une alimentation équilibrée (contenant des valeurs nutritionnelles comme  les protéines, les vitamines, etc.) et organiser des dépistages nutritionnels pour les enfants de moins de 6 mois sont les  meilleures mesures préventives.

Les conséquences de la malnutrition chez les bébés dépendent de la gravité et de la durée de cette affection, pouvant ainsi favoriser des retards du développement neurologiques, des risques accrus des maladies cardiaques, d’infection et d’anémie pouvant conduire à la mort. ACP/Kayu/GMM/JGD/NIG/JLL

 

 

Partagez cet article