Les chavistes défilent en soutien au président Maduro

Kinshasa, 28 février 2019 (ACP).- Quelque milliers de personnes, dont la plupart des fonctionnaires, ont défilé sur l’avenue Francisco de Miranda de Caracas mercredi 27 février 2019, jour du 30ème anniversaire des émeutes meurtrières vécues dans le pays suite à des réformes libérales de l’ancien président Carlos Andrés Peréz dans les années 1980, derrière des bannières pour dénoncer «la trahison fasciste», ont  annoncé jeudi les médias internationaux.

A en croire ces sources, c’est un rassemblement qui visait surtout  à dénoncer les événements de ces dernières semaines, en particulier la tentative d’entrée de l’aide humanitaire venue de Colombie.

Lutter contre l’impérialisme américain a été le mot d’ordre de cette marche en soutien au président Maduro pour qui, si le pays est au bord de l’asphyxie, c’est uniquement la faute des Etats-Unis, selon  Richard Oramas, le commandant de la milice de l’Etat de Vargas, au nord de Caracas. «Nous subissons une guerre non conventionnelle. Ils nous bloquent à tous les niveaux. Ils ne laissent pas entrer la nourriture et les médicaments. Nous ne voulons pas d’aide humanitaire, parce que c’est une invasion de l’Otan et des casques bleus. Nous ne voulons pas d’envahisseurs sur nos terres», a-t-il dit.

 Le numéro 2 du gouvernement, Diosdado Cabello, a promis, dans un discours clôturant cette marche  que la population va se mobiliser  tous les jours dans la rue en cas d’intervention américaine.

Pour Diosdado Cabello, les vénézuéliens défendent le projet politique du commandant Chavez, la construction du socialisme bolivarien, face à une agression impérialiste, une guerre totale contre eux, contre leur peuple, depuis vingt ans.

Une guerre qui s’est intensifiée après la disparition du commandant Hugo Chavez, depuis que Nicolas Maduro dirige le pays, sur le plan économique, politique, culturel, idéologique.

Un plan de l’impérialisme pour en finir avec ce projet, parce qu’il démontre qu’il est possible de vivre d’une autre manière que dans un système d’exploitation capitaliste. Je pense, a-t-il dit, pour que l’économie ne s’effondre. Mais cette mobilisation et ce rassemblement ici à Caracas et dans d’autres parties du pays, confirme que le peuple sera le vainqueur, a-t-il conclu. ACP/Fng/Fmb

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