Les industries du bois réfutent les allégations de Global Witness

Kinshasa, 22 mars 2019 (ACP).- La Fédération des industries du bois (FIB) a rejeté les allégations de Global Witness accusant ses membres, l’Industrie forestière  du Congo (IFCO) et la société COTREFOR, de non-respect des exigences en matière de création d’entreprises et d’exploitation du bois en RDC.

Selon le président de la FIB, Gabriel Mola Motya, qui a donné la position de sa structure sur ces allégations, au cours d’une conférence de presse, tenue jeudi au Centre Béthanie à Kinshasa, la FIB condamne fermement les déclarations faites par M. Colin Robertson.

Il a soutenu que l’IFCO a scrupuleusement respecté les exigences en matière de création d’entreprises en RDC, qu’elle a acquis légalement ses concessions forestières et qu’elle travaille en toute légalité et en étroite collaboration avec les administrations établies en RDC.

Quant à COTREFOR, accusée d’avoir exploité la forêt en dehors des périmètres autorisés, créant ainsi des routes forestières qui débordent de 2 à 20 km sur une forêt située à l’extérieur de la zone de la coupe autorisée, Gabriel Mola Motya a qualifié ces propos d’ «affirmations non fondées», parce que, selon lui, il ne s’agissait pas de la coupe mais plutôt de l’ouverture d’une section de route qui  représentait une avance route sur le bloc quinquennal.

«La pratique d’avance route est une pratique bien encadrée par des textes nationaux et sous régionaux applicables en RDC», a-t-il souligné, ajoutant que cette pratique ne constitue pas une violation de loi.

A propos de l’exploitation dans la concession Baulu, le président de la FIB a fait savoir qu’elle s’est faite depuis 2013 conformément à son plan d’aménagement qui a été techniquement validé par les services compétents du ministère congolais en charge des forêts et de développement durable.

Selon lui, l’ordre de passage en coupe de différentes assiettes annuelles de coupe a été scrupuleusement respecté tel que mentionné dans son plan d’aménagement.

Toutefois, jusqu’à présent aucune remise en question des produits de ses membres n’a été faite par les autorités compétentes de différents pays importateurs dont les opérateurs sont assujettis au règlement bois de l’Union européenne, a-t-il dit.

Pour Gabriel Mola Motya, les assertions de Global Witness est de nature à porter atteinte à la souveraineté nationale et à ternir l’image du secteur forestier en RDC. ACP/Kayu/DNM/Wet/KJI

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