Nécessité d’un changement transformationnel pour préserver la vie sur Terre

Kinshasa, 10 mai 2019 (ACP).- Le monde a besoin d’un changement en profondeur si l’on veut préserver la vie sur terre et continuer à recevoir les services et les avantages offerts par la nature,  indique la plate-forme Intergouvernementale scientifique et politique sur la
biodiversité et les services éco systémiques (IPBES) dans un nouveau rapport parvenu vendredi à l’ACP.

Ce nouveau rapport évalue à l’échelle mondiale la biodiversité et les services écosystémiques.
Il fournit des preuves scientifiques indispensables sur la santé de l’environnement.  «La santé des écosystèmes sur lesquels nous et toutes les autres espèces dépendrons se détériore plus rapidement que jamais. Nous érodons les fondements mêmes de nos économies, de nos
moyens de subsistance, de la sécurité alimentaire, de la santé et de la qualité de la vie», s’inquiète le président de l’IPBES,  Robert Watson. Le rapport indique que l’évaluation historique de la biodiversité dans le monde montre un déclin alarmant de la nature et de ses contributions vitales aux populations, un risque critique pour le 21ème siècle.

Il appelle aussi à l’évolution des systèmes financiers et économiques  mondiaux afin de construire une économie durable dans les limites  écologiques et sociales, tout en jetant les bases scientifiques d’un nouveau cadre mondial pour la biodiversité, qui doit être adopté en
Chine en octobre 2020, lors de la prochaine conférence des parties (COP15) de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique.

Le déclin de la biodiversité menace les besoins fondamentaux des populations. «Si, dans la plupart des endroits, la population fournit plus de nourriture, d’énergie et de matériaux que jamais auparavant, cela nuit de plus en plus à la capacité de la nature à fournir de telles contributions à l’avenir et sape souvent les nombreuses autres contributions de la nature, qui de la réglementation de la qualité de l’eau au sens de l’endroit», déplore le rapport.

Les changements d’utilisation des sols, le changement climatique, la pollution et les espèces envahissantes figurent parmi les principaux facteurs de dégradation de la nature, note ce document.  Le rapport note que «le changement transformateur peut entraîner une
opposition de la part de ceux qui ont des intérêts dans le statu quo, mais que cette opposition peut être surmontée pour le bien public plus large».

L’IPBES, indique-t-on, est  un organisme intergouvernemental indépendant regroupant 130 pays membres connectés à un réseau scientifique mondial. Il est chargé de fournir aux décideurs des données et des analyses fiables sur lesquelles ils sont appelés à fonder les choix politiques responsables. ACP/Fng/Kayu/Mpk/Cfm/GMM

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