Nord-Kivu : 5.400 personnes en proie aux maladies hydriques à Kashuga et Ibuga/Masisi.

Masisi, 1er mars 2019 (ACP).- 5.400 personnes, soit 60% de la population des villages Kashuga et Ibuga, dans le territoire de Masisi, courent le risque de maladies hydriques suite à l’accès réduit à l’eau de boisson, fait mention un rapport  de mission d’évaluation sectorielle en eau, hygiène et assainissement, effectuée le long de l’axe Mweso-Kashuga-Ibuga, du Ier au 8 février, rapporte la note d’informations humanitaires de Ocha dont une copie est parvenue vendredi à l’ACP.

La source indique que même si dans chaque village des adductions existent, beaucoup de bornes fontaines ne sont plus fonctionnelles et ont été́ fermées suite au manque des pièces de plomberie, ajoutant que si Kashuga, Ibuga  ont pu bénéficier, par le passé, de l’appui des organisations humanitaires dans la desserte en eau potable, aujourd’hui, malgré́ différentes activités de réhabilitation de ces adductions, les difficultés de combler tous les besoins en eau restent permanentes.

D’une part, les autorités locales n’ont ni les moyens financiers ni les matériels pour effectuer l’entretien des ouvrages, d’autre part le nombre de personnes qui vivent dans la zone, a augmenté entre décembre 2018 et janvier 2019, passant de 5.000 à environ 9.000, suite aux nouveaux affrontements entre groupes armés dans le groupement de Bashali-Mokoto ayant occasionné des déplacements de population vers cette zone.

La tuyauterie connait des fuites et les réservoirs ne peuvent plus fournir de l’eau aux bornes fontaines. Les ménages font également face au manque des matériels de stockage d’eau,  ils manquent aussi des latrines. Seulement 20% des ménages disposent d’une latrine. La situation sanitaire des 11 écoles primaires de la zone est préoccupante pour la même raison, car elles ont une faible couverture en latrines. D’autres infrastructures d’hygiène, telles que les douches, les trous à ordures et lave-mains, sont presque inexistants.

Dans ce contexte d’instabilité et par crainte d’extorsions continues, la population s’est déplacée, sans emporter avec elle des articles ménagers essentiels ou alimentaires. Environ 4.000 personnes déplacées et 5.000 autochtones ont été́ recensées dans les trois localités par l’équipe de Mercy Corps.

Les déplacés vivent dans des familles d’accueil, dans des maisons de location ou dans des maisons fournies gratuitement par des autochtones de bonne volonté et dans les anciens camps des déplacés de Ibuga, Kashuga et Mweso. ACP/Kayu/Wet/JFM

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