Pour l’implication des communautés locales du paysage de Mangai dans l’élaboration des projets à impact positif

Kinshasa, 15 mars 2019 (ACP).- Les participants à l’atelier de présentation et de validation des résultats de l’évaluation des opportunités de restauration du paysage de Mangai et du  dialogue de cadrage sur l’utilisation des terres (LUD) au niveau national ont recommandé l’implication des communautés locales riveraines de ce paysage dans l’élaboration des projets à impact positifs susceptibles de leur permettre d’accéder aux moyens de subsistance, indique le communiqué final de ces travaux parvenu vendredi à l’ACP.

Le domaine de chasse et réserve à hippopotames de Mangai est situé au sud-ouest de la RD Congo, à plus de 400 Km à l’ouest de la ville de Kinshasa. Il est à cheval sur les territoires d’Idiofa et d’Oshwe, respectivement dans les provinces du Kwilu et du Mai-Ndombe.

Les participants à cet atelier organisé à Kinshasa du 12 au 13 mars 2019 ont aussi recommandé la communication aussi bien entre acteurs du secteur de l’environnement et de la conservation aux niveaux national et local qu’entre  différentes entités notamment l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et le ministère en charge de l’environnement.

Ils ont également plaidé pour la mobilisation des financements en vue de la mise en en œuvre des options de restauration des paysages forestiers retenues à l’instar du Fond vert pour le climat et du FONAREDD (Fonds national pour la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts).

Les participants à l’atelier souhaitent voir le fonctionnement effectif du Groupe de travail sur la gouvernance pour favoriser les synergies et le réseautage entre acteurs du secteur, la promotion d’une approche participative dans le processus d’élaboration et de mise en œuvre du Plan d’aménagement et de gestion ainsi que l’effectivité  des limites du Domaine de Chasse et Réserve à hippopotames (amphibious) de Mangai (DCRHM).

Ils pensent que le plaidoyer auprès des décideurs politiques pour les mesures incitatives encouragera les acteurs du secteur privé à s’investir dans la mise en œuvre des options de restauration notamment l’exonération de certains biens et services en lien avec le processus de restauration des écosystèmes forestiers.

Les participants ont,  en outre,  élaboré  une feuille de route reprenant les actions à mener en termes de défis à relever, des stratégies et des responsabilités pour chaque option.

Auparavant, ils ont salué l’existence d’une plateforme de gouvernance locale, et validé les six options de restauration. Il s’agit du développement d’une agriculture durable, du reboisement et de l’agroforesterie, de la restauration des infrastructures routières, de la stabilisation des rives et des lits des ravins, de la délimitation des zones de conservation  respectueuse des activités agricoles et forestières des populations locales et de la régénération naturelle des écosystèmes.

Le Domaine de Chasse et Réserve à hippopotames de Mangai héberge, outre les hippopotames, les Bonobo (Pan paniscus), les éléphants (Loxodonta  africana), le pangolin géant (Manis gingantea), et autres espèces de faune et le bassin versant de la rivière  Kasaï. ACP/Kayu/DNM/JGD/NIG

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