Réhabilitation de la centrale de Budana : une opportunité pour relancer l’économie de l’Ituri

Kinshasa, 13 mars 2019 (ACP)- La réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Budana, dans la province de l’Ituri, est une opportunité pour la relance de l’économie de cette province, a appris l’ACP mercredi de la société civile en charge des ressources naturelles.

Construite sur la chute Mapanzu de la rivière Shari avec une capacité installée de 12,5 Mw, cette centrale hydroélectrique située à 12 Km dans la partie ouest de la ville de Bunia, est appelée à jouer un rôle prépondérant dans l’alimentation en énergie électrique à la société Kilo-moto et ses environs.

Selon la source, la centrale avait connu une perte de sa capacité en 1988, à cause de l’arrêt de la machine principale qui fournissait 6,5 Mw des suites d’une panne de son alternateur, entrainant ainsi une baisse environnant la moitié de sa puissance initiale, soit 5,6Mw.

Cette panne a engendré le vol des câbles électriques dont le montant est estimé à 150.000 USD.

La source a ajouté que cette centrale hydroélectrique a joué un rôle important dans l’économie de l’Ituri et celle du Haut-Uélé, en desservant toutes les installations de la SOKIMO.

Le coût de la relance estimée à 12 millions USD

Le plan de  relance de cette centrale avait été chiffré à 12 millions USD en 2010.

Entre 1990 et 2003, plusieurs tentatives de remise en activité ont été amorcées. La première a été initiée par la Banque africaine de développement (BAD) dans le but de la relance des activités de SOKIMO. La deuxième tentative a été entreprise par  SOKIMO elle-même. Mais, suite aux difficultés de mobiliser les fonds, la centrale est tombée en arrêt.

En 2015, Monbwalu Goldmines (Ex-AGK) avait mobilisé 750 000 USD pour la réhabilitation de deux alternateurs chacun avec une capacité de 3,5 Mw dans le but d’atteindre une fourniture maximale de 1,7 Mw et 2,4 Mw pour alimenter la ville de Bunia ainsi que la commune rurale de Mongbwalu. Les câbles et les poteaux ont été remplacés et l’électricité rétablie après une rupture de la desserte pendant de 30 mois.

En 2016, SOKIMO avait réhabilité sur fonds propres la ligne électrique aérienne entre Bunia et Nizi à partir des centrales hydroélectriques Soleniama I et II jusqu’à son usine modulaire de traitement d’or de puissance de 138,4 Kw, sur une longueur de 36 km. Cette réhabilitation a permis de produire un lingot d’or de 2,4 kg. Le coût de ces travaux n’a jamais été révélé ni la consommation exacte de l’énergie par la population.

En 2017, la SOKIMO avait financé à hauteur de 150.000 USD la ligne de bouchage Hoho, en vue de renforcer l’électrification de deux quartiers de la ville de Bunia, avec une puissance de 400 Kw, avant qu’elle intervienne en 2018 pour la réhabilitation partielle sans y parvenir. ACP/Fng/Cfm

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