Sahel : plus d’une centaine de civils tués pendant la visite du Conseil de sécurité

Kinshasa, 24 mars 2019 (ACP).- Plus d’une centaine d’habitants d’un village peul du Mali ont été tués samedi par des membres présumés de groupes de chasseurs dogons, près de la frontière avec le Burkina Faso, en pleine visite du Conseil de sécurité de l’ONU dans un Sahel en proie à la menace jihadiste, a indiqué dimanche une dépêche de l’AFP.

C’est un des groupes de chasseurs dogons présumés qui est à l’origine d’un carnage à Ogossagou-Peul, dans la zone de Bankass, près de la frontière avec le Burkina Faso, tuant plus d’une centaine de villageois, selon des sources concordantes.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a évoqué, dans un communiqué samedi à New York, un bilan dépassant les 130 morts. «Au moins 134 civils, y compris des femmes et des enfants, auraient été tués et au moins 55 blessés à la suite de l’attaque», indique-t-il, condamnant fermement cet acte odieux. Il a appelé les autorités maliennes à enquêter rapidement sur cette tragédie et à traduire ses auteurs en justice.

L’attaque est survenue six jours après un attentat jihadiste à Dioura, dans la même région mais beaucoup plus au nord, contre un camp de l’armée malienne, qui a perdu 26 hommes, selon un dernier bilan de source militaire.

Depuis l’apparition il y a quatre ans dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, la même source précise que les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l’agriculture, qui ont créé leurs propres groupes d’autodéfense. ACP/DNM/JGD/NIG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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