Une experte lève le voile  sur la promotion du genre dans les institutions en RDC

Kinshasa 1er mars 2019 (ACP).- Madame Pascaline Zamunda, experte en question  genre s’est prononcée  sur la promotion du genre dans les institutions de la RDC en reconnaissant l’existence  des dispositions légales qui prônent la promotion de l’équité, du genre et de l’égalité des droits, de chances et de sexes dans toute la vie nationale en RDC, rapporte vendredi le site www.radiookapi.net.

Selon elle, si ces dispositions sont respectées à la lettre, la participation équitable de la femme et de l’homme dans la gestion des affaires de l’Etat serait chose faite. Elle a déploré cependant que dans la pratique, peu de femmes se voient confier la direction des ministères et d’autres institutions publiques alors qu’elles ont les mêmes compétences que les hommes qui se taillent généralement la part du lion dans le secteur de l’emploi. Pour booster cette participation politique des femmes appelée et la rendre effective, effective, elle plaidé pour qu’on   fasse ‘’bouger les lignes ‘’en RDC.

Pour illustrer sa pensée, l’experte est  revenue sur  les élections du 30 décembre 2018  dernier qui n’ont pas été marquées par des progrès significatifs pour les femmes. Au bout bout de compte, en effet, malgré des années d’investissements nationaux et internationaux, la parité en République démocratique du Congo (RDC) reste un agenda inachevé.

Concrètement, sur un total de 485 députés nationaux proclamés élus provisoirement par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), seules 50 femmes sont comptées. La participation des femmes aux assemblées provinciales n’est guère plus reluisante, avec un taux généralement inférieur ou égal à 12 %.

Qui de la loi sur la parité et la loi électorale ?

A contrario,  réagissant  aux dispositions ci-haut évoquées, certains analystes déplorent :’’ Ni la loi sur la parité ni la loi électorale  révisée en 2017 n’ont  des dispositions suffisamment contraignantes. C’est ce qui justifie la faiblesse de ces textes’’.

En outre, les femmes en politique continuent de subir des préjugés et stéréotypes, qui peuvent évoluer dans le cadre de la campagne électorale, vers une violence verbale, voir physique.

Madame Pascaline Zamunda fut activiste depuis l’âge de 15ans où elle évoluait au sein du carrefour des enfants du Congo et autres associations de promotion des droits des enfants et de la culture avant de faire partie de la première équipe des jeunes reporters formée par l’ONG Search for Common Ground ,Centre lokole. Depuis Aout 2017, elle  travaille à Counterpart international comme chargée des activités des jeunes. Elle a créé le cadre de récupération et d’encadrement pour l’épanouissement Intégral des jeunes, le Creeij en sigle. ACP/Kayu/Wet/JFM

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