UNIKIN : une rencontre scientifique sur les problèmes éthiques liés à la recherche médicale

Kinshasa, 21 mars 2019 (ACP).- La faculté de médecine de l’Université de Kinshasa, a organisé mercredi une conférence des scientifiques pluridisciplinaires autour des problèmes éthiques sur la pratique des recherches médicales actuelles. Il s’agit des pratiques qui suscitent des problèmes moraux et éthiques dans le traitement des maladies génétiques et la résolution des problèmes de l’hérédité, a fait savoir le Pr Tite Mikobi, l’un des intervenants,

La dernière des techniques née en 2012 pour résolution de ces problèmes est la technologie du système CRISPR-COS9. Elle permet de corriger les erreurs de l’ADN (acide Désoxyribo nucléique, une molécule contenant  des informations génétiques).

Parmi ces erreurs, certaines sont devenues pathologiques, entraînant ainsi des maladies génétiques ou héréditaires comme l’anémie SS, et l’albinisme. Etant donné que cette correction favorise d’autres risques sanitaires, cette rencontre a permis aux scientifiques de réfléchir comment guérir un malade sans lui causer des préjudices.

Une lois pour régenter la recherche moléculaire en RDC

Par ailleurs, le Pr Mikobi a  plaidé pour le vote d’une loi devant régenter la recherche, pour les scientifiques qui travaillent sur la recherche moléculaire en République Démocratique du Congo. Cette loi protégera les droits du malade et limitera les devoirs du chercheur, a-t-il dit, soulignant que les savants et chercheurs  doivent recadrer ensemble les ambitions scientifiques de la résolution des problèmes humains, avant de dénoncer le fait que certains scientifiques se livrent à manipuler même les embryons, une pratique trop risquée pouvant comporter des conséquences quand l’individu grandira.

Ces manipulations concernent les plus souvent les couples ayant le problème de conception naturelle et recourent à la médecine pour avoir des enfants.

Problème de fécondité in-vitro

Le sérieux problème dans la médecine de la reproduction est la fécondité in-vitro ou la fécondité à autrui (mère porteuse), une technique qui consiste à faire reproduire une femme, par l’association des ovocytes et spermatozoïdes d’un couple désirant un enfant dont la femme est dans l’incapacité de porter sa grossesse.

Il a été constaté qu’à l’accouchement, certaines mères porteuses refusaient de céder le bébé aux couples les désirant. Cela a fait réfléchir les américains sur l’autorisation ou pas de cette technique de la maternité. Ils ont estimé qu’une femme ne peut être la mère porteuse que de la grossesse du membre de sa famille et non d’une tierce personne.

La France accepte cette maternité à condition qu’à l’accouchement la mère porteuse ne voit pas le bébé jusqu’à ce qu’il soit remis au parent. D’autres pays ont refusé cette pratique qui prend de l’ampleur dans certains pays africains particulièrement en RDC d’une manière informelle. Le pays ne doit pas attendre l’éclatement de problèmes pour faire intervenir tardivement la loi, plutôt y penser bien avant, a plaidé le Pr Mikobi.

Visite guidée du laboratoire génétique humain

Les scientifiques et autres personnels de santé ont visité jeudi sous la conduite Dr Mikobi, le laboratoire moderne de la génétique humaine, conçu pour les analyses génétiques dans les extractions de la molécule ADN.

Installé à la faculté de médecine de l’UNIKIN, ce laboratoire permet de déterminer les mutations au niveau de l’ADN, a dit le Dr Mikobi, ajoutant que le corps humains a plusieurs cellules comprenant chacune trois parties : la membrane nucléaire, le cytoplasme et le noyau dans le quel réside l’ADN.

La plupart des échantillons en cours d’analyses porte sur la drépanocytose (anémie SS). Le laboratoire génétique est composé de trois salles dont la première permet de faire l’électrophorèse capillaire, de préparer les réactifs, d’extraire l’ADN, de quantifier sa concentration et sa pureté.

La seconde salle a pour rôle d’amplifier l’ADN et la dernière consiste à faire l’électrophorèse moléculaire pour visualiser et déterminer la mutation. Ce laboratoire reçoit des échantillons externes puis donne les résultats de probabilité en déterminant le pourcentage. ACP/Fng/JGD/Fmb

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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