Arrestation d’un suspect du meurtre du vice-consul Turc au Kurdistan irakien

Kinshasa, 21juillet 2019 (ACP).- L’interpellation d’un possible complice annoncée par des autorités kurdes, pourrait avoir d’importantes conséquences dans la région, où la Turquie a mené des bombardements punitifs contre des bases du PKK sans attendre la fin de l’enquête, alors même que le groupe armé kurde dément être à l’origine de l’attaque, ont rapporté dimanche les agences internationales de presse.

Les sources indiquent que depuis le 17 juillet, les seules informations sur le meurtre du vice-consul turc viennent des forces de sécurité kurdes irakiennes et de la Turquie. Sur place, seul un journaliste de la chaîne du parti au pouvoir à Erbil a eu accès aux caméras de surveillances et aux lieux du crime.

Selon l’organisation Reporters sans frontières, un journaliste d’Al Jazeera a été passé à tabac par les forces de sécurité kurdes alors qu’il tentait d’obtenir les mêmes accès. Un journaliste iranien a lui été arrêté.

Les caméras des médias ainsi que les téléphones des passants et possibles témoins ont tous été confisqués. Les réseaux sociaux sont coupés. L’interpellé serait en réalité une personne déjà incarcérée depuis des mois

Un nuage d’obscurité qui s’explique peut-être partiellement par la situation diplomatique : Ankara est un grand allié des autorités kurdes irakiennes. Et pour ne rien arranger, le neveu du président kurde irakien était présent au moment des faits. Un journal indépendant kurde affirme qu’il serait en réalité l’auteur de la fusillade.

Il aurait visé les deux autres peshmergas tués et atteint par erreur le vice-consul. ACP/Zng/May/Mpk

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