Bolingi éloigné des terrains par un mal du genou occasionné par un mauvais contact lors du match décisif contre les Warriors du Zimbabwe (4-0) à la CAN 2019

(de l’envoyé spécial de l’ACP SIKI NTETANI MBEMBA François)

Le Caire, 03 juillet 2019 (ACP).- Jonathan Bolingi Mpangi, l’attaquant de pointe des Léopards, est éloigné des terrains, pendant plusieurs semaines, par un mal du genou droit occasionné par un contact avec un adversaire, à la 41ème minute, lors du match décisif des Léopards contre les Warriors du Zimbabwe (4-0), comptant pour la 3ème et dernière journée du groupe A de la 32ème Coupe d’Afrique des nations de football, dimanche 30 juin au stadium du 30 Juin des Forces de la défense aérienne égyptienne, au Caire.

Le tandem qu’il formait avec l’autre avant-centre, Cédric Bakambu, s’est brisé à cause d’une intervention rude d’un défenseur zimbabwéen qui a obligé Bolingi de sortir du terrain malgré sa volonté de rester avec ses copains sur l’aire de jeu. Il s’est un peu entêté mais la douleur a été telle que marcher était devenu un calvaire. C’est en pleurant qu’il a quitté les siens pour être remplacé par Britt Asombalonga (43ème).

Le lendemain, il a été emmené dans un hôpital spécialisé, recensé par la CAF, pour un examen à l’IRM (imagerie par résonance magnétique). Au niveau du genou droit, les ménisques paraissent avoir de problème. D’où il sera soumis au traitement nécessitant un repos de quelques semaines. La conséquence est qu’il sera absent à Alexandrie où ses partenaires livreront le match des 8èmes de finale contre les Bareas de Madagascar, dimanche 7 juillet à 18h00′.

Reprise d’entraînement mardi après un quartier libre lundi

Les Léopards avaient quartier libre lundi. Reprise des entraînements le jour suivant au terrain leur attribué par la CAF, pour ces exercices, au complexe sportif d’Arab Contractor’s. A part les membres des médias, le ministre ai des Sports, Jean Pierre Lisanga Bonganga, et l’ambassadrice de la RDC en Egypte, Mme Valentine Nduku Booto, y assistent, sans parler de l’ancien Léopard Eugène Kabongo Ngoy et son jeune frère Aimé Kabongo, venu expressément de Dublin, en Ecosse, ainsi que de l’autre ancien Léopard et avant-centre de l’AS Bilima de Kinshasa, Fédor Asombalonga, père de Britt Asombalonga.

Tout est passé au crible sur la pelouse pendant ce temps de décrassage. Des ateliers occupent par essaim les joueurs qui s’y adonnent à coeur joie comme des gais lurons.

Terrain annexe d’Arab Contractor’s, site d’entraînements des Léopards

Arab Contractors, connu également sous le nom de Al-Moqaouloun al-Arab, est un club basé dans le district de Nasr City, à l’est du Caire. Il est la propriété d’une grande entreprise nationale éponyme de construction, créée en 1955. Un immense complexe sportif implanté sur une superficie estimée à 122.000 m². Outre un grand hôpital en ce lieu, des bâtiments modernes y sont érigés où les membres du club se retrouvent et se relaient par centaines, pendant la journée comme dans la soirée. Et, à côté du terrain annexe à pelouse naturelle et répondant à toutes les normes internationales qui favorisent les bonnes séances d’entraînements des Léopards, il y a le grand stade, appelé également le stade Osman Ahmed Osman, dont la capacité est de 35.000 spectateurs.

Outre le football, plusieurs disciplines y sont pratiquées par des centaines d’athlètes. C’est donc dans ce club fondé en 1972 que Mohamed Salah est arrivé très jeune pour intégrer le centre de formation, en provenance de son village natal de Nagrib, à proximité de Basyoun dans le gouvernorat de Gharbeya au delta du Nil (nord-est du Caire). Connu pour être un club formateur par excellence en Egypte, Arab Contractor’s est un véritable réservoir de jeunes joueurs qui sont aussitôt arrachés à coups de millions de livres égyptiennes une fois arrivés à maturité, mais également à l’étranger comme ce fut le cas avec Mohamed Salah, transféré au club suisse du FC Bâle en 2012 contre un chèque de 2,5 millions d’euros.

Pour rappel, en 1996, dans ce complexe sportif cairote, la finale retour de la 22ème Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe (disparue depuis 2004) avait connu la victoire de l’équipe locale 4-0, après le 0-0 de l’aller à Kinshasa, contre l’AC Sodigraf, du président Patcheli Simon Madilu Makengo.

Les Warriors du Zimbabwe de retour à Harare mardi

La délégation des Warriors du Zimbabwe a quitté, mardi en fin d’après-midi, l’hôtel Méridien Héliopolis – qu’elle a partagé pendant deux semaines avec celle des Léopards – pour rentrer à la maison, à Harare. Elle n’a pas du tout connu le bonheur dans le tournoi égyptien 2019, elle qui avait arraché pourtant les crocs aux fauves de la RDC (2-1 à Kinshasa, puis 1-1 à Harare), lors des éliminatoires, l’année passée. Bilan : 0-1 face aux Pharaons d’Egypte (vendredi 21 juin), 1-1 devant les Cranes d’Ouganda (mercredi 26 juin) et, la catastrophe, 0-4 contre les Léopards (dimanche 30 juin) pour seulement 1 point de glaner.

Cairo, la ville qui ne dort pas

Le Caire est une francisation, à travers l’italien Il Cairo, du terme arabe Al-Qāhira, qui signifie « la conquérante » ou « celle qui nargue ou défait » ou encore “La Victorieuse”. Sa fondation remonte à 969. Ville tentaculaire, elle a déjà avalé les pyramides de Gizeh dans son environnement urbain. La population du Caire, estimée à 23 millions de personnes en juillet 2016, aurait dû gagner plus de 50.000 habitants supplémentaires en 2017, selon les prévisions d’Euromonitor International. Pour éviter que la population rurale ne s’entasse dans des bidonvilles autour du Caire, le gouvernement égyptien a mis en place, depuis 1979, un plan pour créer de nouvelles villes périurbaines pour décongestionner la capitale.

Ainsi, pour lutter contre les embouteillages particulièrement des sautes-de-mouton, des autostrades sont construits partout, jusqu’à atteindre pour celui le plus haut, le 4ème niveau (à imaginer celui placé plusieurs mètres au-dessus des Galeries Présidentielles ou de l’Immeuble de la Gécamines, à Kinshasa). Les véhicules circulent à vive à l’allure dans tous les sens, pas moins de 60 km/h. Il arrive de tomber dans des embouteillages, parfois à travers les fenêtres même à 2h ou 3h du matin, mais aucunement provoqués par la mauvaise foi des conducteurs. En dépit de tout, le flot de voitures continue à rouler. Cairo, une ville qui ne dort pas.

En ce qui concerne la CAN 2019, Le Caire offre à la compétition le stade Internatiional (71.000 places), le stade Al Salam (30.000 places) et le stade du 30 Juin (30.000 places). ACP/Fng/May

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