Clôture à Kinshasa du séminaire de mise à niveau des arbitres et athlètes du kyokushinkai

Kinshasa, 14 aout 2019(ACP).- Le président de la Fédération congolaise de karaté kyokushinkai (FCKK), Abdoul Munyonge, a clôturé le séminaire de mise à niveau des athlètes et arbitres, mardi 13 août au stade des Martyrs de la Pentecôte, à Kinshasa.

Le séminaire qui s’est déroulé du vendredi 9 au mardi 13 août, a été animé par un expert de la Fédération internationale de karaté kyokushinkai, l’Italien Ricardo Villa. Il a été axé sur les nouvelles techniques de combat et le passage des ceintures (de 1er au 2ème dan), sans oublier des combats de démonstration et l’apprentissage de la règlementation.

Le kyokushin ou kyokushinkai est un style de karaté, fondé par Masutatsu Oyama, de son véritable nom Choi Young-i. Le premier dojo kyokushinkai a été créé dans un quartier de Tokyo en 1953. C’est Shihan Bobby Lowe qui exporte pour la première fois le kyokushinkai en dehors du Japon, avec l’ouverture d’un dojo à Hawaii. 1964 voit l’ouverture du premier honbu dojo, et c’est en fait uniquement à cette date que Maître Oyama donne à son style le nom de kyokushinkai, ce qui veut dire en japonais l’«société de la vérité ultime».

Développé par Masutatsu Oyama, à partir des techniques du karaté japonais, le kyokushin est un karaté de full-contact, qui met l’accent sur l’efficacité en combat réel. La légende veut qu’Oyama ait, à l’occasion de démonstrations, combattu et mis à mort des taureaux, sans arme ni protection, mais cela semble être une déformation des faits réels.

Dans cette école, les étudiants autant que l’enseignant prennent part aux combats. À la différences des autres styles de karaté, le kyokushin, en règle général, n’autorise pas le port d’une protection lors des combats. Les coups sont portés avec une force maximale. Il n’est pas permis de frapper avec les mains dans la tête de l’adversaire, par contre les coups de pied et de genou sont permis et certains sont d’une grande puissance (par exemple kagate ou hiza geri).

Les combats (kumite) seniors se déroulent aux K. O. sans protections et des épreuves de «casse» départagent les match-nuls. Pour les enfants, les juniors et les femmes, des protections correctes sont obligatoires.

La Fédération congolaise de Kyokushinkai compte à présent une ligue à Kinshasa, selon le président Abdoul Munyonge, qui a annoncé la création cette année de six ententes à Kinshasa.

ACP/DNM/Mpk/Cfm

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